Renault/Compétitivité-Appel syndical à des débrayages à Flins

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    PARIS, 14 novembre (Reuters) - Plusieurs syndicats de 
Renault  RENA.PA  ont appelé à des débrayages mardi dans l'usine 
de Flins (Yvelines) pour protester contre la réforme de 
l'organisation du temps de travail figurant dans le projet de 
nouvel accord de compétitivité que négocie actuellement le 
constructeur automobile. 
    Ce mouvement, à l'initiative de représentants syndicaux 
locaux de la CGT, de la CFDT et de Force ouvrière notamment, 
intervient dans la dernière ligne droite des négociations 
engagées fin septembre. Sur les neuf séances de discussions 
programmées pour le moment, cinq ont déjà eu lieu et une sixième 
est prévue mardi. 
    Le projet de "modulation" de l'organisation du temps de 
travail, pour coller au mieux aux aléas de la demande, passe 
mal, surtout l'abandon du volontariat, le report du paiement des 
heures supplémentaires à la fin de l'année ou encore la 
réduction du délai de prévenance pour modifier les plannings. 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès 
de Renault.     
    Dans l'accord de compétitivité précédent, signé en 2013, 
Renault s'était engagé à augmenter son volume de production en 
France en échange d'importantes concessions sur les salaires, la 
durée du travail et l'emploi. 
    Sur les trois années écoulées, le groupe a ainsi réduit ses 
effectifs de 7.200 personnes via le non remplacement des départs 
naturels (retraites et démissions). 
    La restructuration s'annonce cette fois moins drastique pour 
les salariés en CDI, mais davantage pour les quelque 8.000 
intérimaires couverts par le périmètre de l'accord puisque le 
groupe entend diminuer de moitié le nombre de contrats d'intérim 
sur la période 2017-2019. 
    Il veut aussi augmenter de 40% la performance de ses usines, 
pour lesquelles il vise une production de 90 véhicules par an et 
par personne fin 2019, contre 64 en moyenne actuellement. 
    Pour y parvenir, Renault a promis 500 millions d'euros pour 
moderniser les sites et 220 millions pour la formation. 
    Contrairement à l'accord précédent, dans lequel Renault 
s'était engagé à augmenter sa production dans l'Hexagone de 
530.000 unités à 710.000, il n'a promis cette fois de maintenir 
son volume annuel moyen qu'au niveau de 2016 au moins "à 
conditions identiques de marché". 
    Toutes les usines d'assemblage se verront néanmoins 
attribuer un nouveau modèle qui leur donnera une visibilité 
au-delà de 2019. Le groupe s'est également engagé pour ses sites 
mécaniques sur un volume annuel moyen de moteurs, boîtes de 
vitesse et châssis. 
    Renault espère conclure un accord d'ici la fin de l'année, 
le dernier rendez-vous avec les syndicats étant actuellement 
prévu le 13 décembre. Le contrat précédent avait été signé par 
trois syndicats sur quatre, la CGT ayant voté contre. 
 
 (Gilles Guillaume, édité par Benjamin Mallet) 
 

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  • 2010jpge il y a 5 mois

    CGT : toujours en tête du peloton !pour casser la reprise !!!