Renard : "On n'a pas besoin des commentaires de ceux qui croient toujours détenir la vérité"

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Renard : "On n'a pas besoin des commentaires de ceux qui croient toujours détenir la vérité"
Renard : "On n'a pas besoin des commentaires de ceux qui croient toujours détenir la vérité"

Après 23 ans d'attente, la Côte d'Ivoire a enfin soulevé la Coupe d'Afrique des Nations, dimanche dernier, en s'imposant face au Ghana au terme d'une séance de tirs au but spectaculaire. À la tête des Éléphants, un homme : Hervé Renard, qui remporte sa deuxième CAN, après celle glanée avec la Zambie, en 2012. Une première dans l'histoire du football africain. Entretien avec celui que l'on nomme désormais "le sorcier blanc".

Bon, j'imagine que vous êtes un homme heureux ? Quand on gagne on est toujours heureux, c'est certain. De plus, gagner une compétition comme la CAN, c'est quelque chose de vraiment extraordinaire. La Côte d'Ivoire aura attendu 23 ans pour soulever de nouveau ce trophée, 23 ans c'est très long, et ça rend cette victoire encore plus belle.
Vous avez connu un début de compétition plutôt délicat, cela rend-il la victoire encore plus savoureuse ? Oui, c'est vrai que ça a été difficile, mais c'est souvent comme ça qu'on réalise de grandes choses, en allant chercher les ressources au fond de soi. Il faut faire comprendre aux joueurs que même si on n'est pas dans les meilleures dispositions tout reste possible, et il faut continuer à y croire. Il faut être capable de montrer un état d'esprit irréprochable, et c'est ce que les joueurs sont arrivés à faire. Pour ça, je leur tire mon chapeau car ils ont prouvé qu'ils étaient d'immenses joueurs.
Comment avez-vous géré les critiques durant la compétition ? Je n'écoute pas les critiques, ça ne veut rien dire. Aujourd'hui, je suis le plus beau, le plus fort parce qu'on est arrivé à gagner, mais je sais pertinemment que ce n'est pas vrai, que ça va passer, comme toujours. Nous, on savait que rien n'était perdu, après les journalistes parlent, c'est leur boulot après tout, mais moi je ne les écoute pas. Je travaille avec mon staff, on sait ce qui va et ce qui ne va pas et on n'a pas besoin des commentaires de ceux qui croient toujours détenir la vérité mais qui, finalement, n'ont jamais rien fait dans leur vie.
Selon le vous, le tournant de la compétition a-t-il été le match contre le Cameroun ? Oui, bien sûr. C'est là qu'on est allé chercher des ressources qui étaient alors insoupçonnées, et les joueurs sont arrivés à se transcender dans un match qui était capital pour la suite de la compétition. C'est dans ce genre de moment qu'on voit les grands champions. De toute façon, c'est dans ce type de rencontre qu'il faut être présent, ce n'est pas pendant les qualifications. Regardez, il y a certaines équipes qui étaient très fortes pendant les qualifs et qui sont sorties au premier tour. L'important dans le football, c'est d'arriver à atteindre son objectif final,...



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