Rémy Pflimlin soutient la mise en retrait de Patrick de Carolis

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RÉMY PFLIMLIN JUSTIFIE LA MISE EN RETRAIT DE PATRICK DE CAROLIS DE FRANCE TÉLÉVISIONS
RÉMY PFLIMLIN JUSTIFIE LA MISE EN RETRAIT DE PATRICK DE CAROLIS DE FRANCE TÉLÉVISIONS

PARIS (Reuters) - Le patron de France Télévisions, Rémy Pflimlin, soutient vendredi dans Le Monde la mise en retrait du groupe de son prédécesseur, Patrick de Carolis, qui a annoncé jeudi son intention de se consacrer à sa défense dans l'affaire Bygmalion.

Patrick de Carolis a été mis en examen pour "favoritisme" dans le cadre de l'enquête sur les marchés publics octroyés par France Télévisions à Bygmalion, une société par ailleurs au coeur du scandale de fausses factures présumées à l'UMP qui a contraint Jean-François Copé à démissionner de la tête du parti.

"L'affaire Bygmalion a une résonance particulière qu'il faut prendre en compte", déclare vendredi Rémy Pflimlin dans un entretien au Monde.

"Au cours d'un entretien avec Patrick de Carolis, nous avons examiné la situation, en particulier sur ce point central : la confiance du téléspectateur. Il a pris ensuite cette décision, qui me semble être la bonne", ajoute-t-il.

Deux contrats liant France Télévisions à Bygmalion ont été conservés jusqu'en 2013, après l'arrivée de Rémy Pflimlin à la tête du groupe d'audiovisuel, en 2010.

Selon Le Monde, le renouvellement de ces contrats "devrait entraîner l'audition prochaine du président de France Télévisions par le juge Van Ruymbeke, sous un statut qui reste à déterminer."

Jeudi, Patrick de Carolis a annoncé dans un communiqué la suspension de son activité, "le temps de défendre (son) honneur" dans cette affaire où il estime être "mis en cause de façon totalement injustifiée".

Il présente sur France 3 l'émission "Des racines et des ailes", qu'il a créée en 1997, ainsi que le magazine "le Grand Tour", qu'il produit également.

Patrick de Carolis a été confronté fin mai par les juges à Camille Pascal, ex-secrétaire général du groupe audiovisuel public, et à Bastien Millot, ancien dirigeant de Bygmalion, a-t-on appris de source judiciaire.

Camille Pascal, ancien conseiller et "plume" de l'ancien président Nicolas Sarkozy, a été mis en examen pour favoritisme et Bastien Millot pour recel de ce délit, de même que la compagnie Bygmalion.

L'affaire porte sur des missions de communication confiées à Bygmalion par France Télévisions juste après le départ en congé sabbatique de Bastien Millot, qui était directeur général délégué chargé de la stratégie du groupe de télévision public.

En parallèle, le parquet de Paris a ouvert une autre enquête préliminaire sur Bygmalion à propos d'un système de fausses factures présumées qui auraient été liées au financement de la campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy en 2012.

Les enquêteurs soupçonnent des infractions de faux et d'abus de confiance.

(Chine Labbé, avec Gwenaëlle Barzic, édité par Yann Le Guernigou)

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  • M4960905 le vendredi 6 juin 2014 à 14:03

    En tout cas De Carolis est un bon professionnel,apprécié des télespectateurs