Rémy Levy : " On ne va pas se comparer à Paris "

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Rémy Levy : " On ne va pas se comparer à Paris "
Rémy Levy : " On ne va pas se comparer à Paris "

A quelques minutes de la reprise de la saison, le président du Montpellier Handball Rémy Lévy était l'invité de l'Access365 d'Alexandre Delpérier, pour évoquer les ambitions de son club, malgré l'énorme concurrence du PSG.

Rémy Lévy, peut-on croire qu’il y aura du suspense cette saison dans le championnat de France de handball, comme la saison passée ?
C’est vrai que la saison dernière, on a fait la course en tête pendant presque tout le long du championnat, et qu’on a manqué de carburant sur les trois dernières journées. On a échoué à un point. On sort d’une belle préparation. On a eu quelques pépins avec la grave blessure de Mathieu Grébille, le départ imprévu d’Issam Tej. On a à peu près reconstruit l’équipe, avec un pivot portugais et un arrière iranien qui va surprendre beaucoup de monde. Le niveau de jeu de l’équipe semble assez proche de celui de l’année dernière. Seule la compétition le dira, mais on a bel espoir de faire une belle saison. Montpellier va aussi participer pour la 18eme fois à la Ligue des Champions. On n’est pas passé loin l’année dernière de battre Kielce, qui est ensuite allé au Final Four. On a le quatrième public européen, grâce à la Park&Suites Arena. On a cette dimension européenne, c’est important pour le club, son image de marque. On veut aussi continuer de rayonner sur le territoire français, via le championnat et les coupes. Il y a de belles choses à faire, et on a du savoir-faire pour espérer approcher quelque chose.

Mais cela reste compliqué face au PSG, qui continue de se renforcer…
Oui, mais on ne va pas se comparer à Paris. Ils ont 16 millions de budget, et nous 7,3. On a notre propre développement. De toute façon, on ne peut pas lutter avec Paris en termes financiers. Il ne faut pas comparer les budgets, car sinon, autant leur donner le titre tout de suite. On a vu ce week-end que ça n’a pas été si facile pour Paris au Trophée des Champions. Ce qui est important c’est le niveau de la D1. On parle de Paris et Montpellier, mais il faut aussi parler de Nantes, Chambéry, St-Raphaël, Dunkerque et de tous les clubs qui ont considérablement haussé le niveau. Ça tire le handball français et c’est positif. (…) La pérennité du club de Montpellier est forte. Ce qui nous intéressait l’année dernière, c’était de le restructurer avec cette ouverture de capital, en ayant 17 actionnaires qui ont bien remis les finances à flot. On va rester sur notre modèle, à savoir être performant sur la formation. On a quelques pépites, notamment deux qui ont été champions du monde avec les U21 et les U19, et le capitaine des U17 champions d’Europe. On a toujours la volonté d’attirer des jeunes joueurs un peu plus confirmés, comme nos joueurs slovènes ou Diego Simonet, qui est convoité par quelques clubs européens. On va continuer à produire du beau jeu, car on a le savoir-faire avec notre formidable entraîneur Patrice Canayer.

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