Rémy Grosso : " Le jeu des Irlandais est hyper huilé "

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Rémy Grosso : " Le jeu des Irlandais est hyper huilé "
Rémy Grosso : " Le jeu des Irlandais est hyper huilé "

Même s'il ne sait pas encore s'il jouera contre l'Irlande dimanche, l'ailier des Bleus Rémy Grosso se méfie énormément de ce XV du Trèfle, qui se connaît par coeur et sera sans aucun doute redoutable dans le jeu aérien.

Rémy Grosso, avec le recul, comment avez-vous vécu cette première sélection face au Canada ?
Forcément très bien, puisque c’est un match qui s’est soldé par une victoire. Mais il a fallu basculer rapidement. On a eu deux jours de repos pour digérer ce match et on a basculé sur l’Irlande ce lundi.

Avez-vous souffert physiquement ?
Les impacts ont laissé quelques traces, mais je ne suis pas le seul, donc ça me rassure. Je n’avais pas joué depuis plus de quinze jours. Jouer un match international, pendant 80 minutes, ça laisse quelques traces.

Avez-vous regardé Irlande-Italie dimanche ?
D’un œil, car on avait un travail de récup, de muscu et de soins. Quand on se tenait au courant du score, on était impressionné, on y a même cru pour les Italiens, on espérait (sourires). On en a beaucoup parlé entre nous. C’était un gros match, les Italiens ont posé beaucoup de problèmes aux Irlandais.

Quels enseignements avez-vous pu tirer de ce match ?
Ils les ont pris dans l’engagement et dans le combat, et dans notre sport, c’est toujours quelque chose à suivre. Il faut toujours essayer de mettre l’adversaire sous pression, c’est ce qu’ils ont fait. Il faudra encore plus insister là-dessus contre ces Irlandais, car c’est une équipe qui essaie d’imposer énormément de défi, de combat, à nous de répondre présent.

« Je ne peux pas prétendre à une place de titulaire »

Les Irlandais connaissent-ils une baisse de régime, après un excellent début de Mondial ?
Ils ont fait deux gros matchs avant, mais là ils sont tombés sur une équipe d’Italie sérieuse. Ca ne remet pas en questions la qualité de jeu de cette équipe d’Irlande. C’est compliqué d’enchaîner de grandes performances. Là, ils auront une semaine pour récupérer, il ne faut surtout pas les prendre à la légère.

Contrairement à la plupart des autres joueurs, vous n’avez pas connu les récents échecs contre l’Irlande, cela vous permet-il d’avoir un autre regard sur ce match de dimanche ?
J’étais spectateur de ces matchs, je connais le niveau. L’Irlande est une grande équipe. Ils sont très présents dans le combat, ils alternent énormément le jeu, ils mettent constamment l’adversaire sous pression, à la main ou au pied. C’est hyper huilé, leur jeu. Moi, je ne les ai jamais joués, mais c’est presque encore pire, car c’est un match international d’un autre niveau que le Canada, donc si je venais à jouer, j’aurais peut-être plus de pression que les autres.

Savez-vous si vous allez jouer ?
Je ne sais pas. Vendredi, j’ai eu un retour avec les coachs, on a discuté. Mais après, il y a des aspects stratégiques, tactiques, qui rentrent en jeu, et qui me dépassent un peu. On verra, j’essaie de faire le maximum.

Vous n’avez pas l’air très confiant...
Je suis rarement confiant à ce niveau-là (sourire). J’arrive dans ce groupe, c’est l’équipe de France. Je ne suis pas dans mon petit confort. Je ne peux pas prétendre à une place de titulaire, il faut être réaliste. Je ne me prends pas la tête. Si j’ai la chance de jouer ce match, ce sera avec un grand plaisir et une grande joie. Si je ne joue pas, je serai à fond derrière l’équipe.

« Un confort optimal pour préparer ce dernier match »

Quel domaine du jeu irlandais avez-vous particulièrement étudié ?
Etant donné qu’ils jouent beaucoup au pied, ils mettent énormément de combat en l’air, avec Zebo et Kearney qui sont très présents là-dessus. On a commencé à bosser là-dessus dimanche matin, travailler l’anticipation, les réceptions, les lectures, car ils tapent de partout, dans toutes les zones, ce n’est pas stéréotypé.

Quel est le secret pour s’en sortir dans le combat aérien ?
Mon dernier combat n’a pas été forcément bénéfique, je ne sais pas si je suis bien placé pour donner des leçons (sourires). Un duel, c’est un duel, on ne les gagne pas tout le temps. Il faut que le coup de pied soit bien tapé, que le joueur ait un bon timing, il faut s’imposer en l’air, et les Irlandais sont hyper efficaces là-dessus. Il n’y a pas de secret. C’est du travail et de la répétition à l’entraînement.

Que pensez-vous de votre nouveau camp de base de Vale of Glamorgan ?
On était venu pendant trois jours il y a deux ans avec Castres. C’est un super centre d’entraînement. On a tout sur place, on est bien reçu. C’est un confort optimal pour préparer ce dernier match, c’est royal. 

Propos recueillis par notre envoyé spécial au pays de Galles, Jean-François PATURAUD

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