Rémunération en hausse de 20% pour les patrons du SBF120 en 2015

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    PARIS, 9 novembre (Reuters) - La rémunération des dirigeants 
des entreprises cotées de l'indice SBF 120  .SBF120  a grimpé de 
20% en 2015 et atteint un record de 3,5 millions d'euros en 
moyenne, selon les calculs publiés par Proxinvest. 
    La rémunération moyenne annuelle totale des présidents 
exécutifs du CAC 40 atteint quant à elle 5,0 millions d'euros, 
en hausse de 18%, "ce qui excède désormais la rémunération 
maximale socialement acceptable définie à 240 Smic par 
Proxinvest (soit 4,8 millions d'euros)", indique mercredi le 
cabinet de conseil aux investisseurs dans un communiqué. 
    Cette rémunération plafond souhaitée par Proxinvest est 
désormais dépassée par 26 présidents exécutifs du SBF 120, 
contre 16 en 2014, ajoute-t-il. 
    Pour ses calculs, Proxinvest tient compte de l'ensemble des 
formes de rémunération: salaire fixe, bonus annuel, jetons, 
avantages en nature, stock-options et actions gratuites de 
performance à leur date d'attribution et intéressement en 
numéraire. 
    Au sein du SBF 120, la hausse est principalement venue des 
actions gratuites de performance (+33%) et des rémunérations 
variables de court terme (+23%), tandis qu'elle a été de 4% pour 
les rémunérations fixes. 
    Le cabinet fait état de ses réserves sur ces augmentations 
au regard des performances économiques des sociétés en 2015. 
    L'indice CAC 40 a progressé de 8,5% en 2015, le chiffre 
d'affaire cumulé a baissé de 3%, quand le résultat opérationnel 
et les bénéfices nets cumulés ont reculé de 7% et 11% 
respectivement, souligne-t-il. 
    Pour la première fois depuis 2005, les cinq premiers du 
classement bénéficient d'une rémunération supérieure à 10,0 
millions d'euros. 
    Le directeur général de Sanofi  SASY.PA , Olivier 
Brandicourt, arrive en tête avec 16,8 millions, dont 7,2 
millions de "primes de bienvenue" octroyées sous la forme 
d'indemnités et d'actions gratuites de performance. 
    Gilles Gobin, fondateur de Rubis  RUBF.PA  arrive en 
deuxième position (16,4 millions), devant Carlos Ghosn, PDG de 
Renault  RENA.PA  et Nissan  7201.T  (15,6 millions). Le niveau 
de rémunération que ce dernier a touché à la tête de Renault a 
été rejeté au printemps dernier par les actionnaires, amenant le 
constructeur automobile français à en réduire de 20% la part 
variable au titre de 2016. 
    Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes 
 DAST.PA  (5e), voit sa rémunération totale augmenter de 31% et 
atteindre 14,1 millions d'euros grâce à un programme 
"d'association au capital". Il est le plus gros bénéficiaire 
d'actions gratuites parmi les dirigeants du SBF 120. 
    Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric  SCHN.PA   
arrive en cinquième place en raison de l'abandon de son régime 
de retraite supplémentaire. En effet, l'augmentation de 86% de 
sa rémunération totale, qui a atteint 10,4 millions d'euros, 
pour 2015, s'explique principalement par la compensation 
financière liée à cette renonciation. 
 
 (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • rockbass il y a un mois

    Et on s'étonne de la montée du populisme...Politiques, grands-patrons, même combat, profiter à fond du système sur le dos du peuple...

  • M1961G il y a un mois

    ce sont les cadeaux fiscaux que hollande a fait aux patrons qui ont permis cela . par contre le salaire des salariés n'a pas augmenté . encore une injustice de plus pour que les sans dents votent fn en 2017 pour avoir leurs parts . la france championne du monde de l'inégalité entre français sur le travail ,les retraites .