Remous autour des conditions de départ de l'ex-PDG de Vivarte

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REMOUS AUTOUR DES CONDITIONS DE DÉPART DE L'EX-PATRON DE VIVARTE
REMOUS AUTOUR DES CONDITIONS DE DÉPART DE L'EX-PATRON DE VIVARTE

PARIS (Reuters) - L'ancien patron de Vivarte, qui vient d'annoncer un plan de restructuration passant par la suppression de près de 1.500 emplois, a vivement démenti jeudi avoir touché plus de trois millions d'euros d'indemnités de départ, comme évoqué par Le Parisien.

"Ces chiffres sont totalement fantaisistes", a déclaré à Reuters Marc Lelandais, ajoutant que ses indemnités de départ correspondaient aux normes générales du marché.

Remercié en octobre par les fonds devenus les nouveaux propriétaires du groupe d'habillement et de chaussures (Oaktree, Alcentra, GoldenTree, Babson, notamment) il a obtenu, selon une source proche du dossier, une indemnité équivalant à deux ans de salaire, soit 1,5 à 1,8 million d'euros.

Vivarte s'est refusé à tout commentaire.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, interrogé sur RTL sur le chiffre de trois millions évoqué par Le Parisien, s'est dit choqué: "Evidemment que c'est choquant, évidemment que c'est cette partie de l'économie de marché dans laquelle nous vivons qui est devenue incompréhensible, qui crée des inégalités inexplicables et que vous ne pouvez pas défendre."

"L'Etat ne va pas s'immiscer, je ne vais pas faire une loi pour le patron de Vivarte", a-t-il ajouté.

Vivarte est passé sous le contrôle de ses fonds créanciers après un accord de restructuration portant sur 2,0 milliards d'euros de dettes, négocié par Marc Lelandais.

L'ex-PDG estime être victime d'une "campagne de manipulation destinée à lui faire porter le chapeau du plan social annoncé", alors que l'entreprise était, dit-il, en grande difficulté à son arrivée.

Il rappelle avoir mené "avec succès" la restructuration financière et dit avoir quitté le groupe sur de fortes divergences avec les fonds, notamment sur la rémunération jugée excessive du conseil d'administration qu'ils allaient constituer.

Le groupe, propriétaire de La Halle aux vêtements, Naf Naf, Kookaï, André ou Minelli, a annoncé mardi un plan social massif, touchant pour l'essentiel son enseigne phare, La Halle aux vêtements, qui accumule les pertes.

Vivarte a vu ses résultats divisés par près de deux à l'issue de son exercice décalé 2013-2014, lestés par un décrochage des ventes de La Halle.

(Pascale Denis, Yann Le Guernigou, édité par Dominique Rodriguez)

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