Remous après les critiques du fondateur du GIGN contre le Raid

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Après l'assaut de Toulouse, Christian Prouteau, fondateur du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale, dénonce une opération «sans schéma tactique précis». Les syndicats policiers s'insurgent et le commandant d'unité du GIGN tente de calmer le jeu.

«Comment se fait-il que la meilleure unité de la police ne réussisse pas à arrêter un homme tout seul?» Christian Prouteau, le fondateur du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s'interroge dans les colonnes de Ouest France. L'ancien préfet, colonel de réserve de la gendarmerie, s'étonne que l'opération du Raid se soit soldée par la mort de Mohamed Merah. «On aurait pu lui tendre une souricière, explique-t-il. Attendre qu'il sorte et le coincer». «Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène à très haute dose. Il n'aurait pas tenu cinq minutes. Au lieu de ça, ils ont balancé des grenades à tour de bras. Résultat: ça a mis le forcené dans un état psychologique qui l'a incité à continuer sa 'guerre'.»

«En fait, je pense que cette opération a été menée sans schéma tactique précis. C'est bien là le problème», poursuit Christian Prouteau, qui va jusqu'à comparer les pertes humaines du GIGN et celle du Raid, deux unités concurrente

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