Rémi Talès : " J'espère que je serai à la hauteur "

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Rémi Talès : " J'espère que je serai à la hauteur "
Rémi Talès : " J'espère que je serai à la hauteur "

Le demi d'ouverture du Racing, Rémi Talès, est apparu tout sourire lors de la conférence de presse de ce jeudi. Après cinq semaines sans participer à une seule rencontre, l'international français (24 sélections) avoue avoir hâte de retrouver les terrains et ses coéquipiers, ce dimanche contre les Scarlets.

Êtes-vous content d’être ici ?
Où ça ? En conférence de presse ? (rires) Oui très content, cela prouve que l’on est dans le groupe et que l’on a des chances de jouer. Ça fait plaisir de vous écouter et de répondre à vos questions.

Selon certains échos, il y a même de fortes chances que vous commenciez la rencontre... Comment vous-êtes-vous préparé à ce match ?
Cela fait un petit moment que je n’ai pas joué. Je suis content de retrouver le terrain, en plus pour un match important qui peut nous permettre de valider notre qualification pour les quarts. C’est un grand plaisir que j’ai de retrouver l’équipe. Elle tourne et elle gagne quand même. J’espère que je serai à la hauteur.

Vous avez une certaine forme de pression « positive » pour ce retour dans une équipe qui tourne bien...
On a pu voir que lorsqu’il y a du turnover, l’équipe a quand même gagné. Face à Clermont, j’étais en vacances. Cela fait longtemps que je n’ai pas joué. J’ai envie de retrouver le chemin des terrains et surtout le goût de la victoire avec l’équipe. Je veux partager ce bonheur-là. 

« Carter ? C'est le meilleur joueur du monde à son poste »

Comment avez-vous vécu cette période sans jouer ?

Comme tout joueur qui a envie de jouer. Dan est arrivé. Qu’est-ce que je peux dire de plus ? C’est le meilleur joueur du monde à mon poste. En plus, il a réalisé des bonnes prestations. J’ai attendu mon tour. A moi de faire une bonne performance dimanche.

Vous étiez présent au match aller face aux Scarlets. Cette rencontre a-t-elle été un déclic pour l’équipe ?
On avait commencé la compétition là-bas. A la mi-temps, on avait déjà le bonus offensif en poche (au moins 4 essais). C’est la meilleure des manières pour engranger de la confiance et bien entrer dans la compétition. Avant ce match, on n’avait jamais obtenu de point de bonus offensif en championnat. Ça nous a fait du bien, surtout en Coupe d’Europe où on a obtenu trois fois le bonus offensif de nouveau (zéro en championnat).

On parle beaucoup de la défense du Racing. Vous aviez fait une mi-temps à 14 à l’aller, montrant beaucoup de solidarité.
On avait même joué à 13 à un moment. On avait été très solidaire. Il ne fallait rien lâcher. Malgré le bonus offensif déjà obtenu à la mi-temps, on a marqué de notre empreinte cette coupe d’Europe. C’est par des matchs comme cela, où vous vous retrouvez en infériorité numérique qu’on voit le vrai visage de l’équipe. Depuis le début de saison, l’équipe est très solidaire. Chaque co-équipier s’envoie pour l’autre à chaque fois que quelqu’un loupe un plaquage. C’est très positif pour construire des victoires, un groupe et aller chercher des titres.

« Après la Coupe du monde, il y avait une lassitude mentale »


C’est plus facile quand ça gagne tout simplement...
Forcément, quand on gagne, le lundi on arrive à l’entrainement avec le sourire. Le fait de gagner, cela permet de faire tourner le groupe. Tout le monde a du temps de jeu. C’est une spirale positive et il faut y rester dedans et ne pas se laisser griser. Je pense qu’il y a assez de joueurs d’expérience dans ce groupe pour éviter cela et qui le rappellent au quotidien.

Sur un plan personnel, vous avez eu un petit coup de mou après le retour des internationaux de la Coupe du monde...
C’était surtout dur psychologiquement, de sortir de la Coupe du monde de cette manière (défaite 62-13 face à la Nouvelle-Zélande)... Je n’étais pas titulaire pendant la compétition, donc physiquement ça allait. Rebasculer au club, prendre ses marques, retrouver des repères, c’est ça qui a été compliqué. C’était plus une lassitude mentale. Ces cinq semaines sans jouer m’ont fait du bien. Maintenant, j’ai envie de rejouer et passer un maximum de temps avec mes coéquipiers.

Votre non-sélection pour le XV de France vous a-t-elle affecté ?
Etant donné que je ne joue pas actuellement avec le Racing, c’est logique. Après, le staff part avec des nouveaux joueurs en tête, je l’accepte. Dans un premier temps, je veux jouer un maximum avec le Racing. Si l’équipe de France m’appelle par la suite, je répondrai avec grand plaisir.

Comment faire pour piquer la place à Dan Carter ?
C’est très compliqué (rires). C’est vraiment un grand joueur. Même si je ne suis pas sur le terrain, je le regarde faire. Il est beau à voir jouer, j’essaye de travailler au quotidien et écouter tous les petits conseils qu’il me donne. Même si j’ai 32 ans, cela me permet de continuer à faire progresser mon rugby. On échange beaucoup. Quand il pense qu’il y a quelque chose à changer chez moi, il me le dit et cela me fait plaisir.

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