Rémi Talès : " Faire abstraction de l'extérieur "

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Rémi Talès : " Faire abstraction de l'extérieur "
Rémi Talès : " Faire abstraction de l'extérieur "

Après deux jours en Angleterre, l'ouvreur des Bleus Rémi Talès est plutôt satisfait que le XV de France soit à l'écart de Londres pour pouvoir rester dans sa bulle et se concentrer uniquement sur le jeu.

Rémi Talès, êtes-vous bien installé à Croydon ? Connaissiez-vous un peu la région ?
Je ne connais pas trop Londres, et encore moins Croydon. On a été très bien accueilli. Le lieu où on est basé est magnifique, on est dans de très bonnes conditions. Et ce collège… C’est vrai qu’on n’a pas ça en France. On a tout pour bien travailler.

Ici, on ne se rend pas trop compte que la Coupe du monde commence dans quatre jours...
Nous, on ne sort pas trop de l’hôtel. On est dans notre bulle, on ne fait pas trop attention. On est un peu excentré de Londres, et donc de l’effervescence, et ce n’est pas plus mal. On est au calme et on peut vraiment se concentrer sur nous, et pas sur l’extérieur.

On vous a vu souffrir du pied après un choc à l’entraînement tout à l’heure, avez-vous eu peur ? 
Peur non, car j’ai vu de suite que je m’étais fait marcher dessus. Le problème c’est que c’était Uini Atonio et sur le coup ça fait très mal (sourires).

Etes-vous impatient que la Coupe du monde commence ?
Ah, oui, on n’attend que ça. On avait vraiment hâte d’être en Angleterre. Maintenant, on y est, et plus les jours passent, plus on a envie d’être samedi et démarrer cette compétition qui est magnifique.

« Bien défendre les couleurs de la France »

Il y a de la pression, de l’excitation ?
De l’excitation. A l’entraînement, on est beaucoup plus concentré, il y a de la détermination, plus de pression aussi, c’est vrai. On est des compétiteurs. On a l’habitude aussi avec les clubs, les coupes d’Europe, les matchs internationaux. Mais c’est la Coupe du monde, donc il y a plus de pression, plus de médias. On essaie de se focaliser sur nous et notre jeu pour très bien commencer samedi.

Vous parlez avec les joueurs qui ont déjà joué une Coupe du monde ?
On en a un peu parlé avec eux, leur expérience et leur vécu. Ils nous parlent des méfiances qu’il faut avoir, nous disent de faire attention. Mais on est dans notre bulle, on essaye de faire abstraction de l’extérieur, et vraiment n’être que sur le jeu et la compétition.

Ils vous disent de faire attention à quoi ?
On a une image. On se doit d’être toujours irréprochable dans la rue, où qu’on aille, et bien défendre les couleurs de la France.

Il va falloir gérer la frustration de ceux qui ne vont pas jouer, y pensez-vous ?
Il faut d’adapter, mais on est préparé à ça. On est vraiment un groupe de 31. Le principal c’est qu’on ait tous le même objectif. Il y en a qui vont plus jouer que d’autres. On est des grands garçons, on sait chacun nos rôles. A tout le monde de tirer l’équipe vers le haut. Il faut laisser les états d’âme de côté. C’est une Coupe du monde, il y a énormément de joueurs qui aimeraient être à notre place. Il faut y croquer à pleines dents et prendre tout ce qui se présente.

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