Rémi Lamerat : " On ne se laissera pas tomber jusqu'à la liste finale "

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Rémi Lamerat : " On ne se laissera pas tomber jusqu'à la liste finale "
Rémi Lamerat : " On ne se laissera pas tomber jusqu'à la liste finale "

Le centre Rémi Lamerat (25 ans) vit sa première préparation physique en vue d'une Coupe du monde. Même s'il en bave, le Castrais veut surtout retenir la solidarité entre les joueurs, alors que le groupe perdra cinq éléments dans un mois.

Rémi, l’intensité commence à monter depuis quelques jours...
Oui, on l’a surtout senti jeudi, avec la séance de courses. On avait eu la même mardi à Marcoussis, et on était un peu plus faciles. Là, on en a vraiment bavé. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir voyagé la veille ou que ce soit la deuxième de la semaine, ou l’altitude, mais on a vraiment tous senti que c’était plus dur. Les effets voulus par le staff de nous faire travailler en altitude commencent à porter leurs fruits. Sortir du cadre de Marcoussis qui est génial mais un peu rébarbatif, voir les belles installations ici, ça aère l’esprit et ça nous permet de continuer à bien bosser dans de bonnes conditions.

Appréhendiez-vous de disputer votre première préparation physique en vue d’une Coupe du monde ?
Quand on se dit qu’on part pour deux mois de préparation physique, ça fait peur. C’est assez vaste, on ne sait pas trop ce qu’on va bosser. Les anciens qui ont eu la chance de vivre une ou deux préparations nous ont guidés, nous ont un peu expliqué comment ça allait se dérouler. Ils nous ont prévenu que ça allait être très dur, physiquement et mentalement, mais pour le moment, ça se passe bien. Le fait d’arriver un peu dans l’inconnu au début, c’était un peu stressant.

La liste sera réduite de 36 à 31 le 23 août prochain, est-ce un sujet tabou pour les joueurs ?
Non, ce n’est pas tabou, car en venant ici, on savait à quoi s’attendre. Pendant les séances de travail, que ce soient les premières lignes, les talonneurs, les secondes lignes..., on s’entraide tous, on se tire les uns les autres vers le haut, on s’encourage, on ne se laissera pas tomber jusqu’à la liste finale. Malheureusement, cinq resteront sur le carreau alors qu’ils ont souffert avec tout le monde pendant deux mois. Ça va être un moment assez difficile. Mais franchement, pour le moment, on ne ressent pas la concurrence entre nous.

« Les premières séances de rugby ont été super bien accueillies »

Pensez-vous que les capacités physiques seront un critère de sélection pour Philippe St-André ?
Je pense que ce sera le rugby, car on reste des joueurs de rugby. Même si on a les meilleurs tests physiques au monde, c’est sûr qu’on part avec un avantage, mais si on ne sait pas jouer au rugby, ça va compliquer un peu la chose. Il n’y a pas de comparaison, car on a des profils différents, surtout au poste de centre. Au contraire, chacun va travailler ses points faibles, qui peuvent être les points forts des autres. Il y a beaucoup d’entraide et de solidarité entre nous.

On imagine que cela vous a fait plaisir de rejouer au rugby après de nombreuses séances physiques...
Les premières séances de rugby ont été super bien accueillies, car c’est plus marrant d’être sur le terrain qu’en salle de musculation. Ça reste des séances assez allégées, on n’est pas encore rentré dans le vif du sujet, notamment collectivement. C’est à base de petits groupes, de technique individuelle. Mais rien que ça, ça fait déjà du bien à la tête.

Qu’allez-vous faire ce samedi, qui est une journée « off » ?
On va pouvoir bien se reposer, faire des activités extra-rugby. J’ai vu qu’il y avait pas mal de trucs sympas autour du lac. On va surtout bien se reposer, avant de partir à l’aventure 48h, dans le froid, la pluie et la montagne.

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