Rémi Garde a-t-il joué avec le feu ?

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Rémi Garde a-t-il joué avec le feu ?
Rémi Garde a-t-il joué avec le feu ?

Le sentiment est mitigé. D'un côté, la qualification pour les 16emes de finale de la Ligue Europa est un bon bol d'air pour l'OL. De l'autre, les blessés accumulés laissent le club dans le doute quelques jours avant de défier le PSG en championnat. Jimmy Briand, touché aux ischio-jambiers, Samuel Umtiti, blessé aux adducteurs, et Bafétimbi Gomis, victime de douleurs au dos, ont tous les trois quitté leurs partenaires avant la fin du temps règlementaire à Gerland jeudi soir. Une nouvelle hécatombe, avec les blessés de longue date (Ghezzal, M.Dabo, A.Lopes), qui handicape sérieusement Rémi Garde dans ses choix. « Je n'ai aucun pronostic sur leurs chances de participation au match de dimanche, mis à part pour Jimmy Briand qui souffre d'une lésion aux ischio-jambiers, a expliqué le coach des Gones en conférence de presse. Bafé a reçu un coup au niveau du dos et Samuel Umtiti a senti une petite gêne au niveau de l'adducteur. » Peut-on vraiment reprocher à l'entraîneur lyonnais d'avoir voulu aligner une équipe compétitive ? Pas vraiment car il fallait assurer la qualification pour le tour suivant.

Gourcuff revient fort

A Rijeka, le 7 novembre dernier, l'OL avait joué avec une équipe fortement remaniée et avait réussi à accrocher un nul qui prend aujourd'hui toute son importance. Mais le Bétis Séville « méritait » assurément un autre onze de départ. Et puis, on reproche assez souvent à nos entraîneurs français une certaine légèreté dans les choix quand il s'agit de la Ligue Europa ou d'une compétition jugée « non prioritaire ». Cette fois-ci, Rémi Garde a pris ses responsabilités. Et il faut le saluer car son métier n'est pas facile cette année. Contre le Bétis, il a aligné sa 22eme équipe de départ différente depuis le début de saison. Preuve de la fréquence des pépins physiques qui jalonnent le parcours lyonnais depuis cet été. Et il ne peut compter que sur un effectif qualitativement limité. Mais le tableau n'est pas seulement noir, il y a aussi quelques nouvelles rassurantes : le retour en forme de Yoann Gourcuff ou le premier match européen de la saison pour Rémy Vercoutre. Les cadres reviennent peu à peu, ils seront essentiels à la bonne marche de l'OL avant de défier le leader du championnat au Parc des Princes.

Invaincu depuis un mois

« Il n'y a pas d'angoisse, a assuré l'entraîneur lyonnais. D'autres sentiments nous habitent. On n'y va pas la fleur au fusil. Les 35 précédents adversaires du PSG se sont cassé les dents. Mais l'angoisse dans le foot ne fait pas avancer. Il y a une belle opportunité de faire un exploit. On n'a rien à perdre. Les exploits sont présents dans l'histoire du football. Jouer au Parc, tous les joueurs en rêve. La motivation sera là. Quand on joue avec l'esprit libéré, cela peut permettre de réussir des choses. » A défaut d'être brillant sur le terrain depuis un mois, l'OL a au moins le mérite de montrer une certaine solidité en même temps que de la stabilité. Depuis la défaite à Monaco le 27 octobre dernier, Lyon n'a plus perdu et reste sur trois victoires et deux nuls toutes compétitions confondues. Mais la marche semble cette fois-ci un peu plus haute. Paris est une machine à gagner et bénéficie, au contraire de l'OL, d'une tranquillité liée aux résultats probants. L'infirmerie parisienne est régulièrement vide. Tout le contraire de celle du club rhodanien. Et ce n'est pas le seul point de divergence entre les deux équipes. On devrait sûrement vite s'en rendre compte?

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