Rémi Gaillard aboie, les dons pleuvent

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Rémi Gaillard aboie, les dons pleuvent
Rémi Gaillard aboie, les dons pleuvent

« Les chiens ne sortent jamais d'un refuge devant les caméras. Alors moi non plus. » C'est ainsi que l'humoriste Rémi Gaillard a mis un terme, en catimini, dans la nuit de lundi à mardi, à son enfermement volontaire de quatre jours et collecté ainsi plus de 200 000 € — quatre fois l'objectif de départ — en faveur de la SPA de Montpellier (Hérault). Hier matin, la cage était ouverte, avec la photo de Tilaï, son chien adopté en 2008, mort en 2012, et juste un mot tracé au feutre : « Pour toi. »

 

Le souvenir de son chien ne l'a jamais quitté pendant l'opération destinée à susciter les adoptions d'animaux abandonnés. La veille, il avait refusé de sortir en direct dans « le Grand Journal » de Canal + sauf si Vincent Bolloré, propriétaire de la chaîne, doublait la mise qui était alors de 175 000 €.

 

« Il a éveillé les consciences. Et cet effet va perdurer. Les dons continuent d'arriver et la vague des adoptions se prolonge », estime Annie Benezech, la directrice du refuge SPA de Montpellier (Hérault). En onze jours, depuis l'annonce de l'expérience « Rémi en cage », 150 adoptions ont été finalisées. Pendant ces quatre jours, 54 animaux ont trouvé une famille d'accueil, dont 20 chiens.

 

Et hier matin, des amis des animaux poussaient encore la porte du refuge. « Depuis que j'ai appris à connaître les hommes, j'ai appris à aimer mon chien qui est mort voici deux mois, écrasé par une voiture. Alors je suis venu faire un don, apporter deux sacs de croquettes », explique Pierre Chabanon, un artisan menuisier de 60 ans qui vient de signer, les larmes aux yeux, un chèque de 1 000 €. Il promet que plus tard, une fois le deuil passé, il reviendra ici même pour prendre un autre chien.

 

Quant à Hélène, 35 ans, elle veut devenir bénévole, promener les chiens dans la garrigue environnante. « La prise de conscience ? Je l'avais. Rémi Gaillard m'a juste mis dans l'action. Je ne suis pas ...

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