Remaniement : Ségolène Royal sort de l'ombre

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Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, entre au gouvernement.
Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, entre au gouvernement.

À 60 ans, voilà Ségolène Royal qui revient par la grande porte, nommée ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie du premier gouvernement Valls. Et elle revient... de loin ! D'une défaite présidentielle en 2007, un soir de mai. Elle promettait à la foule de la mener "vers d'autres victoires". D'une défaite à la primaire en 2011. De ses larmes, un soir d'octobre, parce qu'elle ne récoltait même pas 7 % des voix des sympathisants PS au premier tour. Elle revient d'une défaite législative en 2012, plus cruelle que tout, parce que face à un socialiste. Il y avait des larmes, encore, sous le soleil de La Rochelle. Il lui fallait renoncer à un autre rêve, un de plus, la présidence de l'Assemblée nationale. Cette semaine de juin était un calvaire, marquée par un tweet. Le tweet. Celui de Valérie Trierweiler soutenant son adversaire, Olivier Falorni. C'était le paroxysme d'une situation impossible : elle, la femme politique, forte de ses trente années d'expérience, d'un passé ministériel, d'une candidature à la fonction suprême. Lui, François Hollande, le nouveau président, son "ex" et père de ses quatre enfants. Enfin, la nouvelle compagne, qui ne trouvait pas sa place. Dans un café du Vieux-Port de La Rochelle, Ségolène Royal confiait au Point.fr à ce moment-là sa rage : "Je lis des articles sur les monarques, leurs maîtresses, leurs femmes. Mais c'est horrible ! Je suis une femme politique, je me bats, et je suis...

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