Remaniement : Ségolène Royal, l'insubmersible

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Remaniement : Ségolène Royal, l'insubmersible
Remaniement : Ségolène Royal, l'insubmersible

Pas une seconde à perdre. Ségolène Royal est arrivée pile à l'heure hier pour prendre les clés du ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Dans la cour donnant sur le boulevard Saint-Germain (Paris VII e), la foule des grands jours. A gauche, la masse compacte des caméras et micros, à droite les collaborateurs du ministère, portables au poing pour photographier « la star ». Finie la discrétion d'un Philippe Martin à qui Royal succède. « Je suis ravi que ce beau ministère vous revienne, lance le partant. En raison de votre stature, de votre histoire, de votre voix. » A ses côtés, Royal, collier et perles aux oreilles, rayonne dans son tailleur noir. Ses yeux brillent de retrouver enfin l'action.

« Femme debout ». Il y a deux ans et demi, ses yeux brillaient de larmes. Ce soir d'octobre 2011, Royal est à terre. Ses 7 % à la primaire socialiste mettent fin à son rêve de come-back présidentiel. « Je m'en remettrai parce que je suis forte », glisse-t-elle aux caméras en ravalant un sanglot. Même déconvenue lors des législatives de 2012 où elle est battue par le dissident Olivier Falorni. Royal se replie sur sa région Poitou-Charentes et ronge son frein. Mais rapidement, elle cherche le rebond. Comme elle l'avait fait après sa défaite à la présidentielle de 2007, ou après son échec au congrès de Reims pour la direction du PS l'année suivante. « C'est une combattante », confie l'un de ses soutiens, le député de l'Hérault, Sébastien Denaja. « Femme debout », dira Royal dans un livre d'entretien.

Dès la fin 2012, elle piaffe d'impatience. « Quand on est en politique, on ne s'interdit rien, déclare-t-elle. C'est comme dans une équipe : quand on est sur le bord de touche, on peut rentrer sur le terrain. » Hier, son entrée en numéro trois dans l'ordre protocolaire du gouvernement a des allures de revanche. « Avec son histoire, son passé, ses déceptions, ...

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  • M4760237 le jeudi 3 avr 2014 à 10:38

    Boostée artificiellement autrefois par Mitterrand, elle est remise à flots par son ex. Sa carrière, elle la doit uniquement à ses talents cachés ?

  • M1531771 le jeudi 3 avr 2014 à 10:24

    Rejettée par les membres du PS et sanctionnée par les électeurs, on la nomme quand même !!!! Hallucinant !

  • M1531771 le jeudi 3 avr 2014 à 10:21

    Il est sur que la France coulera avant elle; pour ne pas dire grace à elle ! Hallucinant cette histoire !

  • coco123 le jeudi 3 avr 2014 à 10:06

    avec une façade dentaire qui lui coute une fortune ....a votre avis remboursée ou pas par la sécurité sociale ...

  • M9244933 le jeudi 3 avr 2014 à 10:04

    Encore une règle basique piétinée qui démontre le piètre niveau de FH en matière de management comme en déontologie: ne pas mélanger le privé et le professionnel.

  • M9035148 le jeudi 3 avr 2014 à 09:53

    elle a peut être une chance de retrouver une place sur le scooter....

  • jbellet le jeudi 3 avr 2014 à 09:51

    la promotion "canapé" existe toujours elle est rejetée y compris dans son fief mais on la nome ministre ... nous vivons dans un pays merveilleux! et cerise sur la gâteau elle qui était absolument contre le cumul des mandats va conserver la présidence de la région; de qui se moque t'on? ne cherchez pas .... les français! il ne faudra pas s’étonner que dans ces conditions du vote pour le FN ou autre parti d’extrême gauche

  • M931269 le jeudi 3 avr 2014 à 09:46

    On retiendra l'essentiel comme titre mon journal ce matin :"les mêmes......et Segoléne " .La mére des 4 enfants du Président a eu son poste au Gouvernement.Conclusion Pépére n'a toujours rien compris ......cap sur les Européennes avec une nouvelle et magistrale SANCTION

  • frk987 le jeudi 3 avr 2014 à 09:45

    Une vraie din.de, lamentable couple présidentiel.