Remaniement : pourquoi Valls n'est pas Sarkozy

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Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, au Parc des princes, assistent au choc PSG-OM.
Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, au Parc des princes, assistent au choc PSG-OM.

Pour aller vite et, surtout, entretenir le récit d'un destin qui se répète, les commentateurs ont coutume de dire de Nicolas Sarkozy et de Manuel Valls qu'ils sont jumeaux. Et les mêmes commentateurs, pour étayer leurs propos, d'insister sur la trépidation de la jambe de l'un, le tic nerveux d'épaule de l'autre, signes d'une énergie hors norme ; sur leurs origines, l'un est catalan, l'autre hongrois. Quoi d'autre ? Leurs femmes. Leurs femmes sont artistes, Carla est chanteuse, Anne est violoniste. Et puis ces deux ténébreux n'aiment-ils pas le football, Barcelone pour Valls, le PSG pour Sarkozy ? Ils ont aussi en commun un passage tonitruant et très médiatisé à Beauvau avec des sondages flatteurs, à défaut d'excellents résultats. Voilà donc comment une analyse politico-socio-ethno-comportementale peut suffire à ranger l'ancien président de la République et le nouveau Premier ministre dans la même catégorie - à dire vrai, la comparaison est, pour l'instant, plus flatteuse pour le premier que pour le deuxième. Fors ces quelques points communs, il existe surtout beaucoup de dissemblances entre les deux hommes : La manière Dès 2002 et son entrée au gouvernement, Nicolas Sarkozy s'est attelé à convaincre la droite qu'il était l'homme de la situation, quitte à froisser Jacques Chirac. Décomplexé, atlantiste et libéral, il n'a pas souhaité changer pour être accepté des chiraquiens. L'idée de "rupture" a alors germé. Il a pris l'UMP en 2004...

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