Remaniement : les trois erreurs d'Europe Écologie-Les Verts

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Emmanuelle Cosse, François de Rugy, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili discutent après leur rendez-vous avec Manuel Valls, mardi matin.
Emmanuelle Cosse, François de Rugy, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili discutent après leur rendez-vous avec Manuel Valls, mardi matin.

Jamais en l'espace de seulement 24 heures les écologistes n'ont été à la fois si proches puis si loin de contrôler un grand ministère de l'Environnement, désormais pourvu par Ségolène Royal. Ce portefeuille, qui réunissait l'Énergie, les Transports et le Logement, a été proposé mardi aux dirigeants d'EELV par le nouveau Premier ministre Manuel Valls. Des gages plutôt solides, qui multipliaient largement la mise qu'avaient obtenue les alliés de la majorité présidentielle en 2012, avec Cécile Duflot au Logement et Pascal Canfin au Développement.Sauf que le bureau exécutif du parti, réuni pendant de longues heures mardi après-midi, a décidé à la majorité que, "malgré les propositions faites, les conditions n'étaient pas réunies pour que EELV participe au gouvernement". La ligne de Duflot et de Canfin, qui dès lundi soir refusaient de travailler avec Manuel Valls, un homme qui "n'incarne pas la réponse adéquate aux problèmes des Français", l'a donc emporté. Un choix politique qu'il va falloir maintenant assumer, mais qui risque de leur poser trois lourds problèmes : un manque de lisibilité du projet écologique, qui peut entraîner une coupure profonde avec les électeurs, alors que les socialistes pourront avancer, seuls, sur ces questions.Lire aussi Le jour où les Verts ont renoncé à l'écologieLa stratégie brouillonne d'un parti coupé en deuxCe mercredi matin, l'incompréhension était grande entre le bureau exécutif et...

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