Remaniement : les petits calculs du centre

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Les grands leaders de l'UDI, en mai dernier.
Les grands leaders de l'UDI, en mai dernier.

France Inter : Ce matin, vous allez nous parler du grand absent du remaniement ?

Charlotte Chaffanjon : Oui, le critère essentiel pour faire partie de ce gouvernement, c'était : être en phase avec la politique économique menée depuis un moment... Et désormais totalement assumée, on l'a vu avec l'arrivée d'Emmanuel Macron à Bercy... Pas franchement un gauchiste. Et vous savez, il y en a un qui est d'accord sur toute la ligne, qui dit même depuis des années que la réduction des déficits doit être la priorité, parce que la dette est une bombe à retardement. Cet homme, c'est... François Bayrou. Alors, au nom, disons, de l'intérêt général, celui qui passe son temps à dire qu'il faut dépasser les partis aurait pu apporter son soutien à François Hollande et Manuel Valls. Mais non.

Pourquoi ?

Voici ce que dit François Bayrou : "Quand l'orage arrive, vous sentez l'électricité dans l'air [...], il n'y a qu'une certitude, c'est qu'il va y avoir un coup de foudre." Un coup de foudre. Voilà, en gros, tout est fichu. C'était en mai dernier, mais il l'a depuis répété maintes et maintes fois. Il faut se souvenir quand même que Bayrou avait appelé à voter pour François Hollande en 2012, que le MoDem dirige même des villes avec le PS. Mais non, aujourd'hui, quoi que le président dise ou fasse, Bayrou n'y croit plus. D'ailleurs, il soutient quelqu'un d'autre maintenant... Cet autre, c'est Alain Juppé, nouveau candidat à la...

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