Remaniement : comment les rythmes scolaires ont eu la peau de Vincent Peillon

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La réforme des rythmes scolaires est le boulet de Vincent Peillon. Elle lui a coûté son poste.
La réforme des rythmes scolaires est le boulet de Vincent Peillon. Elle lui a coûté son poste.

C'était en mai 2012, quelques heures à peine après sa nomination. Vincent Peillon prenait possession de son costume de ministre de l'Éducation. Le ministre avait alors tous les atouts : des moyens inespérés, une bonne image notamment auprès des enseignants, une vision de l'école qu'il disait vouloir refonder en commençant par le commencement : le primaire. Et surtout, il avait le soutien du président. Pour couronner le tout, Vincent Peillon avait du temps ! Le président s'était engagé à le nommer pour cinq ans. Ce premier engagement est donc trahi : sorti par Hamon, Peillon n'aura pas duré plus longtemps que ses prédécesseurs.LIRE notre article Hamon à l'Éducation, un choix idéologique Excès de confianceIl y avait tellement à faire pour enrayer la chute de l'école française et sauver ses 20 % d'élèves en échec scolaire, comme le montre encore la dernière cuvée de l'étude Pisa. Vincent Peillon semblait l'avoir compris. Mais en annonçant la réforme des rythmes scolaires avant toute consultation et sans étudier les modalités de sa mise en place, il a signé sa plus grosse erreur de ministre. Celle qui a plombé sa popularité. Certes, de nombreux rapports préconisaient depuis longtemps la fin de la semaine de quatre jours (les petits Français travaillaient quarante jours de moins par an que leurs voisins européens). Mais pour nécessaire qu'elle fût, la réforme était complexe, susceptible de déranger à la fois les...

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  • M3365316 le mercredi 2 avr 2014 à 14:47

    et pourtant au depart g et d pensaient qu'il fallait cette réforme ; syndicat compris !

  • Gary.83 le mercredi 2 avr 2014 à 14:40

    ouf !!