Religion : la confession connaît « un regain chez les jeunes »

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Religion : la confession connaît « un regain chez les jeunes »
Religion : la confession connaît « un regain chez les jeunes »

Bénédicte Drouin, rédactrice en chef du site internet catholique Famille chrétienne a piloté le hors-série « Comment se confesser sans traîner les pieds ? » Elle explique comment la confession, tombée en disgrâce, est à nouveau prisée des fidèles, notamment les plus jeunes.

Qu’avez-vous observé ces dernières années dans la pratique de la confession ?

BÉNÉDICTE DROUIN. - Il y a un regain chez les jeunes, à mettre en parallèle avec le succès des Journées mondiales de la jeunesse depuis une vingtaine d’années durant lesquelles les fidèles ont pris l’habitude de se confesser. Dans les années 1950 et 1960, la confession était présentée aux enfants comme une menace, une punition, ça faisait peur. Depuis, c’est vu comme un moyen de faire la paix, de rencontrer Jésus.

Et pour les adultes ?

B.D. - Ils se confessent beaucoup plus librement. Pour eux, c’est un temps de réconciliation avec Dieu, avec soi-même, pour retrouver le goût de la vie. Autrefois, les confessions étaient systématiques, l’approche était très formaliste et moralisatrice. Certains fidèles ont été écœurés.

Est alors arrivé dans les années 1960 le Concile Vatican II prônant l’ouverture....

B.D. - Cela a entraîné une certaine désaffection pour la confession liée à une incompréhension. A l’heure du modernisme, certains prêtres n’ont plus osé en parler à leurs fidèles. Mais les temps ont changé. Désormais, des journées et des veillées du pardon, annoncées à l’avance, sont organisées dans les paroisses.

Y a-t-il un effet pape François dans les confessionnaux ?

B.D. - Dans les paroisses à Rome, en tout cas, on a constaté une hausse de la confession. Le pape François a une façon pédagogue, assez positive d’en parler, avec son sens de la formule. Il met l’accent sur l’amour plus que sur la punition.

Quels sont les péchés qui reviennent le plus souvent ?

B.D. - Le cœur de l’homme étant ...

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