Religion au travail : «Une sensibilité accrue depuis les attentats de janvier»

le , mis à jour à 06:53
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Religion au travail : «Une sensibilité accrue depuis les attentats de janvier»
Religion au travail : «Une sensibilité accrue depuis les attentats de janvier»

L'enseignant-chercheur à Sciences-po Rennes estime que les attentats de janvier ont poussé les pratiquants à affirmer davantage leur religion au sein de l'entreprise.

Comment expliquer que les questions liées au fait religieux se posent davantage dans l'entreprise en l'espace d'un an ?

Lionel Honoré. L'actualité récente, l'affaire Baby Loup, les initiatives de Paprec, le débat sur le mariage pour tous et les attentats ont accru la sensibilité à la religion. Après les attentats de janvier surtout, les pratiquants ont ressenti un discours de remise en cause de la religion dans la société. Plus qu'avant, ils se disent moqués et leur réaction est de se défendre en affirmant davantage ce qu'ils sont dans l'entreprise.

Certaines religions reviennent-elles plus que d'autres au centre de ces questions ?

Toutes sont concernées. Mais la plus grande majorité des cas viennent de l'islam. Sa pratique n'est pas connue des manageurs qui ont encore à apprendre de cette religion. Et son image reste liée aux attentats et à l'islam radical, ce qui nuit aux musulmans. Alors que les différentes études montrent que 95 % d'entre eux sont en phase avec le monde du travail et placent, dans leurs priorités, l'entreprise avant la religion.

Comment se manifestent les demandes ?

Il y a d'abord les demandes personnelles : une absence pour assister à une cérémonie religieuse, un aménagement du temps de travail pour faire une prière, le fait de porter un signe religieux. Les cadres doivent traiter ces questions comme n'importe quelle demande personnelle. Il y en a ensuite d'autres, plus radicales et transgressives, comme de ne pas travailler avec une femme ou le refus d'accomplir certaines tâches. Cela représente 12 % des cas rencontrés, contre 6 % il y a deux ans. C'est donc un chiffre à prendre en compte. D'autant que les demandes sont collectives avec des salariés dans des positions radicales et des manageurs débordés. L'entreprise doit alors ...

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  • M8252219 le mardi 21 avr 2015 à 09:44

    Ceux qui veulent vivre en publique ou bosser selon leur religion montent leur entreprise ou émigrent dans un pays conforme à l'expression de leur religion.

  • janaliz le mardi 21 avr 2015 à 07:03

    Un des grands bienfaits du locataire de la rue du cirque. Avoir mis sens dessus dessous la société française.

  • Pienegro le mardi 21 avr 2015 à 07:03

    Chers français, réveillez-vous car vous allez droit dans le mur!Ces gens là non seulement ne respectent ni votre pays ni votre culture et demain ils imposeront la leur, vous serez alors un peuple asservi et soumis comme leur(s) femme(s).