Relaxe pour François Pérol, accusé de prise illégale d'intérêts

le , mis à jour à 14:57
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FRANÇOIS PÉROL RELAXÉ À SON PROCÈS POUR PRISE ILLÉGALE D'INTÉRÊTS
FRANÇOIS PÉROL RELAXÉ À SON PROCÈS POUR PRISE ILLÉGALE D'INTÉRÊTS

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - François Pérol, président du directoire de BPCE, a été relaxé jeudi à son procès pour prise illégale d'intérêts présumée lors de sa nomination à la tête du groupe issu de la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires.

Le 2 juillet dernier, le Parquet national financier (PNF) avait requis la condamnation à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende de cet ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Il avait également demandé que soit prononcée à son encontre une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique.

"Le tribunal vous déclare non coupable", a déclaré jeudi le président d'audience, Peimane Ghaleh-Marzban.

François Pérol, qui était présent, aux côtés de sa compagne, a pleuré à l'énoncé du jugement.

"Je suis très heureux de cette décision", a-t-il dit à la presse en sortant de la salle d'audience, étouffant quelques sanglots. "C'est une présidence (de Nicolas Sarkozy-NDLR) qui a été active, j'ai pris mes responsabilités à certains moments, le tribunal a dit le droit".

"Je suis heureux que le droit soit dit."

Son avocat, Me Pierre Cornut-Gentille, a estimé que ce jugement de relaxe n'était "une surprise que pour ceux qui ne connaissaient pas bien le dossier."

LE PNF EXAMINE LE JUGEMENT

Un représentant du PNF, qui a dix jours pour éventuellement faire appel, a indiqué qu'il allait examiner le jugement avant de prendre une décision.

"Du côté des parties civiles, ça a été un long combat pour arriver jusque devant le tribunal. On espérait beaucoup de ce jugement, et on ne peut qu'être déçu", a réagi Me Jérôme Karsenti, avocat de la CGT.

Il a indiqué qu'il ferait appel s'il le peut, c'est-à-dire si le parquet fait appel.

François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy, était soupçonné d'avoir pris en 2009 la tête de BPCE, maison mère de la banque Natixis, après avoir été associé "de manière étroite" aux négociations sur la fusion des Banques populaires et des Caisses d'épargne.

Or la loi impose aux fonctionnaires et agents de l'administration publique un délai de carence de trois ans avant de rejoindre une entreprise sur laquelle ils ont formulé des avis et propositions.

Durant tout son procès, François Pérol a contesté toute prise illégale d'intérêts, assurant n'avoir eu aucune "autorité décisionnelle" à l'Elysée et n'avoir eu aucun doute déontologique au moment de sa nomination.

Son avocat, Me Pierre Cornut-Gentille, avait sous-entendu au dernier jour d'audience qu'il pourrait être contraint de quitter son poste en cas de condamnation. "Le sort de Monsieur Pérol est entre vos mains, les conséquences d'une condamnation seraient considérables", avait-il dit.

(Edité par Yves Clarisse)

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  • JODHY le jeudi 24 sept 2015 à 15:47

    6 années de procédure , des juges des avocats des huissiers, des grattes papiers payés par le contribuable pour dire excusez nous on a bossé pour rien

  • JODHY le jeudi 24 sept 2015 à 15:44

    quand je disais que si la justice est si lente c'est parce qu'elle s'occupe plus des politiques souvent pour rendre un non lieu au lieu de rendre justice aux citoyens c'est bien une preuve

  • axfapi le jeudi 24 sept 2015 à 15:12

    encore un dossier anti sarko qui tombe à l eau. Pauvre gauche et pauvres medias qui se delectent des dossiers pouvant nuire à sarkosy

  • Aston54 le jeudi 24 sept 2015 à 14:37

    Pour la Guache idéologue, son Défaut est qu'il a été nommé par M. Sarkozy... donc il fallait le faire chuter... c'est manqué!!!!

  • maximan le jeudi 24 sept 2015 à 14:26

    Tant mieux, son bilan est bon et il état soutenu par ses équipes !

  • M7403983 le jeudi 24 sept 2015 à 14:22

    Très bien. Une personne de qualité.