Rejet du recours contre la privatisation de l'aéroport de Toulouse

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    TOULOUSE, 15 mars (Reuters) - Le tribunal administratif de 
Paris a rejeté mercredi le recours pour excès de pouvoir contre 
la décision de privatisation de l'aéroport de Toulouse déposé 
par le collectif unitaire des opposants à cette cession.  
    "Notre requête est rejetée car on nous reproche de ne pas 
apporter la preuve de nos arguments", a souligné dans un 
communiqué de presse Christophe Lèguevaques, l'avocat du 
collectif. "Et pour cause, depuis le début de cette procédure, 
l'Etat refuse catégoriquement de nous communiquer des documents 
utiles à la manifestation de la vérité et continue à dissimuler 
volontairement des pièces essentielles." 
    Il a dit envisager d'interjeter appel et d'aller devant la 
Cour européenne des droits de l'homme, à Strasbourg. 
    Les opposants à la cession de l'aéroport toulousain 
envisagent une demande de nullité du pacte d'actionnaires entre 
l'Etat et l'actionnaire chinois, et dénoncent les perspectives 
de croissance de Casil Europe qui vont selon eux être source de 
nuisances supplémentaires pour les riverains. 
    La vente pour 308 millions d'euros de 49,99% des parts de 
l'Etat à la société Casil Europe (Chinese Airport Synergy 
Investment Limited) a été annoncée le 17 avril 2015.  
    La société Casil Europe dispose d'une option de vente après 
trois ans des 10,01% restant encore entre les mains de l'Etat. 
    Les prévisions de Casil Europe pour le quatrième aéroport de 
province français avec plus de 7,5 millions de passagers en 
2014, un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros pour 10,6 
millions d'euros de résultat net, sont de 18 millions de 
passagers à l'horizon 2046.  
    Les actionnaires chinois veulent faire de la plate-forme 
toulousaine un hub international avec l'ouverture de liaisons 
directes vers de nouveaux marchés européens et internationaux 
d'Asie, d'Amérique et du Moyen-Orient. Ils ont en outre 
programmé 850 millions d'investissement sur la durée de la 
concession, jusqu'en 2046. 
 
 (Julie Rimbert, édité par Yves Clarisse) 
 
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