Rejet des trois offres de reprise de Mia Electric

le
3
LES TROIS OFFRES DE REPRISE DE MIA ELECTRIC REJETÉES
LES TROIS OFFRES DE REPRISE DE MIA ELECTRIC REJETÉES

BORDEAUX (Reuters) - Le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) a rejeté mercredi les trois offres de reprise du fabricant de voitures électriques Mia Electric en liquidation judiciaire depuis le 12 mars.

Dans son jugement, le tribunal a considéré que les offres présentées par 4H Holding présidée par l'industriel Jean-Michel Ritter, et Newco portée par le fabricant de batteries E4V qui équipait déjà la Mia "ne proposent que la reprise d'actifs, et ne peuvent être recevables dans cette procédure de cession".

Il a jugé recevable mais "insuffisante" la troisième offre du consortium Mia Génération de l'industriel Georges Dao, qui comprend le fabricant de batteries coréen Kokam, le groupe allemand Magum Pyrex, et la société française FSB Holding spécialisée dans l'énergie solaire et les batteries Fulmen.

L'offre de Mia Génération, "même portée à 300.000 euros, ne valorise pas suffisamment les actifs" de Mia Electric et que si elle prévoit de réembauchage de 76 salariés, leurs "droits acquis ne seront pas pris en charge, restant ainsi à la charge de la liquidation", souligne le tribunal.

Enfin, les magistrats jugent le projet industriel "très optimiste, tant concernant le nombre de véhicules vendus que sur la réduction des coûts".

L'avenir de Mia Electric est donc de nouveau lié à la procédure de cession initiale et les candidats pourront présenter de nouvelles offres pour une reprise partielle ou totale auprès du mandataire-liquidateur qui aura pour mission de fixer le calendrier.

Lors de l'audience du 7 mai, le ministère public avait requis l'irrecevabilité des trois offres.

Les représentants du personnel ont décidé de ne pas réagir, faisant seulement part de leur désarroi avant de rencontrer dans la journée le mandataire-liquidateur.

"C'est désormais un peu au plus offrant et il ne peut plus y avoir de continuité des contrats de travail", a regretté le délégué CFE-CGC Christophe Klein.

Le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) avait mis Mia Electric en liquidation le 12 mars.

L'entreprise de Cerizay (Deux-Sèvres) était à l'arrêt depuis plusieurs semaines faute d'être livrée en pièces détachées par ses fournisseurs.

La présidente du groupe, Michèle Boos, avait tenté en vain de monter un plan de redressement des comptes et de l'activité.

Mia Electric est né de la reprise de l'activité de véhicules électriques du groupe Heuliez par l'investisseur allemand Edwin Kohl en 2010, année marquée par l'entrée au capital de la région Poitou-Charentes alors présidée par Ségolène Royal.

Le groupe a été racheté en 2013 par le consortium d'investisseurs Focus Asia, basé en Allemagne.

(Claude Canellas, édité par Gérard Bon)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • rodde12 le jeudi 15 mai 2014 à 09:39

    Pour que cela fonctionne bien. Il faudrait que les politiciens soient écartés du dossier. C'est une condition nécessaire mais pas suffisante. Il faudrait aussi arrêter de singer les voitures à moteur thermique. La voiture électrique ne peut être qu'une petite citadine. Elle doit être allégée au maximum.

  • glaty le mercredi 14 mai 2014 à 16:13

    Pour que cela fonctionne bien,il faudrait penser à faire rentrer un actionnaire construisant et mettant en place des bornes électrique sur tout le territoire Français, ceci est bien trop souvent négligé ce qui empêche les potentiels acheteurs en France d'acquérir une voiture électrique. Ce concept est entièrement à revoir car sans bornes de recharge pas de vente de voiture électrique

  • 18219615 le mercredi 14 mai 2014 à 16:04

    C'est à PSA de reprendre