Rejet des comptes publics 2014 au Brésil, Rousseff sur la sellette

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(actualisé avec procureur général et Eduardo Cunha) BRASILIA, 8 octobre (Reuters) - La cour des comptes brésilienne a rejeté mercredi la gestion des comptes publics de l'Etat pour l'année dernière, ouvrant la voie à une possible destitution de la présidente Dilma Rousseff. A l'unanimité, les membres de la cour des comptes (TCU) ont estimé que la présidente avait commis une série d'irrégularités pour camoufler une aggravation du déficit budgétaire en 2014. C'est la première fois que la cour rejette les comptes présentés par un chef d'Etat depuis près de 80 ans. Même si l'avis de la cour des comptes n'a pas de valeur contraignante, il ne manquera pas d'être brandi par l'opposition comme un argument de poids en faveur d'une destitution de Dilma Rousseff par le Congrès. Le procureur général du Brésil, Luis Adams, a déclaré que le gouvernement ferait appel auprès de la Cour suprême de la décision de la cour des comptes. "Ce n'est pas terminé", a-t-il dit après le rejet des comptes par la TCU, jugeant que cette décision avait été prise sans base légale. Le président de la chambre basse du parlement, Eduardo Cunha, a indiqué qu'aucun vote ne se tiendrait rapidement au parlement sur la recommandation de la cour des comptes. Il importera avant cela que la question soit examinée de près en commission, a-t-il ajouté. (Alonso Soto et Maria Carolina Marcello; Eric Faye pour le service français)

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