REGIONALES-Nouvelle crispation dans la campagne en Ile-de-France

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    * Bartolone accuse Pécresse de défendre la "race blanche" 
    * Des propos "abjects", selon la candidate en Ile-de-France 
    * Des ténors de droite à son secours 
 
 (Actualisé avec nouvelles réactions) 
    PARIS, 10 décembre (Reuters) - La campagne en Ile-de-France 
s'est à nouveau tendue à trois jours du deuxième tour des 
régionales entre Claude Bartolone et Valérie Pécresse, à la 
suite de déclarations du socialiste présentant sa rivale comme 
l'avocate de la "race blanche". 
    Des ténors de la droite ont condamné jeudi les sorties du 
président de l'Assemblée nationale, qualifiées d'"abjectes" par 
la candidate de la droite et de "dérapage lourd" par l'ancien 
Premier ministre François Fillon, qui voit là "une forme de 
discrimination anti-française". 
    Les deux candidats à la présidence d'Ile-de-France, donnés 
quasiment à égalité dans les sondages de deuxième tour, n'en 
sont pas à leur premier échange d'invectives et ont même menacé 
à plusieurs reprises le camp adverse de porter plainte. 
    "Elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une 
image subliminale pour faire peur", a affirmé Claude Bartolone 
dans un entretien publié par L'Obs mercredi en fin de journée. 
    "Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly 
et la race blanche qu'elle défend en creux", a ajouté le 
président de l'Assemblée nationale, qui a tenu des propos 
similaires lors d'un meeting de campagne mercredi soir. 
    L'expression employée par l'ancien ministre revêt un 
caractère particlièrement polémique depuis que l'euro-députée 
des Républicains (LR) Nadine Morano a parlé en septembre de la 
France comme d'un "pays de race blanche". 
     
    "INTOLÉRANCE VENIMEUSE"  
    Jeudi matin, Valérie Pécresse, qui elle-même taxe son 
concurrent de sectarisme, s'est défendue sur Radio Classique en 
jugeant que Claude Bartolone l'avait accusée de racisme. 
    "Il y a des lignes jaunes qu'on ne peut pas franchir. La 
campagne n'autorise pas tout. (...) Ce qui est important, c'est 
que les Franciliens sachent qui est vraiment M. Bartolone. Cet 
homme ne peut pas être président de la première région de 
France", a-t-elle dit. 
    Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et colistier de 
Valérie Pécresse, est venu à son secours en opposant "l'esprit 
d'unité nationale" prôné par Manuel Valls à l'"hystérie 
régionale" qui s'est selon lui emparée de Claude Bartolone. 
    "Je lui demande de s'excuser ou de retirer ce qu'il vient de 
dire. On ne peut pas utiliser les méthodes du Front national et 
se prétendre le candidat du Parti socialiste", a-t-il déclaré 
sur Europe 1. 
    "Il explique que la droite républicaine et l'extrême droite, 
ce n'est pas la même chose. Et en Ile-de-France, il veut faire 
croire que Valérie Pécresse est l'enfant naturelle de Mussolini 
et d'Eva Braun (compagne d'Adolf Hitler, NDLR)", a poursuivi le 
centriste. 
    Bruno Le Maire a quant à lui publié un communiqué dans 
lequel il estime que Claude Bartolone s'est "tiré une balle dans 
le pied" et s'est "comporté comme le dernier des responsables 
politiques". 
    Deux sondages parus mercredi placent Claude Bartolone et 
Valérie Pécresse au coude à coude en vue du deuxième tour: l'un 
prête à la gauche une maigre avance sur la droite et l'autre 
prédit l'inverse.  
    Le Front national (FN), conduit par Wallerand de Saint-Just, 
est distancé, avec 17,5% à 18% des intentions de vote selon les 
instituts Elabe et Odoxa. (voir  ID:nL8N13Y4IO ) 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • janaliz le jeudi 10 déc 2015 à 13:32

    qu'il tînt, pardon...

  • M8252219 le jeudi 10 déc 2015 à 13:27

    En tant que dirigeant socialiste, il a la responsabilité du désastre que subit la France.Après 3 ans et demi d'apathie, d'inertie, de parlotte, d'inaction: c'est 600 000 chômeurs de plus,c'est le déficit de la France qui dépasse les 2000 milliards et des attentats terroristes qui ensanglantent Paris. Pas de réformes pour réduire les dépenses de fonctionnement de l'état; Laxisme de la justice; Obésité de notre système social jusqu'à l'asphyxie. Une analyse très simple et évidente.DEHORS