REGIONALES-Les patrons inquiets d'une possible victoire du FN

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    * Le programme économique du FN suscite méfiance voire 
hostilité 
    * Craintes d'un surcroît d'incertitudes 
    * Les effets sur le tourisme redoutés en PACA 
 
    PARIS, 11 décembre (Reuters) - Les patrons se montrent 
préoccupés à l'approche du second tour des régionales et 
s'inquiètent des retombées négatives et de l'incertitude qui 
résulteraient d'éventuelles victoires du Front national (FN). 
    A droite comme à gauche, on prédit le pire pour les 
territoires qui basculeraient à l'extrême droite.  
    Le Premier ministre Manuel Valls, qui a affirmé cette 
semaine que les partisans du FN mettaient "en danger l'avenir 
économique des régions", est encore monté d'un cran à deux jours 
du scrutin, évoquant un risque de "guerre civile" en cas de 
victoire de la formation de Marine Le Pen.  ID:nL8N1401MV  
    Si les derniers sondages ne lui sont pas favorable, le FN 
n'a pas perdu tout espoir d'arriver en tête en 
Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en 
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine ou en 
Provence-Alples-Côte-d'Azur (Paca). 
    Dans cette dernière région, qui accueille plus de 30 
millions de visiteurs chaque année, le tourisme représente plus 
de 10% de l'activité, selon les chiffres de la Mission de 
développement économique régionale. 
    "Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose que la 
marque Paca soit associée à l'image du FN, en France et à 
l'étranger, et aux valeurs qui vont avec", juge Jean-Luc Monteil 
président de la branche régionale du Medef. 
    Pour Jean-Pierre Ghiribelli, président de l'Union des 
Métiers et des Industries de l'Hôtellerie dans le Var et en 
Paca, les deux municipalités FN de son département -- Fréjus et 
Cogolin -- sont "bien gérées" mais il se souvient que 
l'expérience FN à Toulon, à la fin des années 1990, a été un 
"désastre" et redoute lui aussi les conséquences pour sa 
filière. Cet hôtelier de Bandol dit avoir déjà reçu des appels 
de clients français et étrangers inquiets.  
     
    NE PAS "SE MÊLER DE POLITIQUE" 
    Ailleurs, les patrons restent souvent plus discrets sur le 
sujet, une attitude que Frédéric Motte, président du Medef en 
Nord-Pas-de-Calais, explique par la "tradition des patrons du 
Nord" qui n'ont pas l'habitude de "se mêler de politique". 
    "Un chef d'entreprise a besoin de visibilité et de 
lisibilité. Quand on est en période d'incertitude, ce n'est pas 
bon pour le business et une victoire du FN participerait à 
l'incertitude", note-t-il toutefois. 
    Bruno Bonduelle, ex-président du groupe agroalimentaire 
éponyme mais aussi de la CCI du Grand Lille, a pris publiquement 
position contre le FN par peur, a-t-il écrit dans une tribune 
publiée en novembre, de voir l'"économie sombrer dans le repli 
sur soi". 
    Désormais, il préfère garder le silence pour "sauvegarder 
les intérêts de l'entreprise dont (il) porte le nom", a-t-il dit 
à Reuters. 
    Luc Doublet, président délégué de Nord France Invest, une 
agence de promotion économique financée à 70% par le Conseil 
régional, dit ne pas voir d'inquiétude chez ses confrères. 
    Mais les candidats du FN "ont fait quelques déclarations qui 
montrent qu'ils n'ont pas encore le retour d'expérience 
nécessaire", ajoute ce chef d'entreprise.  
    L'économie du Nord-Pas-de-Calais est ouverte sur le monde: 
quelque 1.100 groupes étrangers y sont implantés et elle figure 
au troisième rang des régions de France qui attirent le plus 
d'investissements directs étrangers, d'après le Conseil 
régional. 
    Pour Luc Doublet, il est peu probable que les 
multinationales désertent la région au lendemain d'une 
éventuelle victoire de Marine Le Pen. 
    Selon Olivier Klotz, chef du Medef alsacien, les patrons de 
l'Est restent eux aussi "prudents" en attendant le dénouement du 
second tour dimanche prochain. Mais, ajoute-t-il, le vote FN 
reste "honteux". 
    De nombreux patrons jugent les propositions économiques de 
la direction nationale du FN avec beaucoup de méfiance, surtout 
la volonté de sortir de l'euro, et partagent en cela la position 
prise par le Pierre Gattaz, président du Medef, avant le premier 
tour.  ID:nL8N13Q0G5   
    Les incertitudes politiques en France mais aussi les risques 
d'attentats et la possibilité d'une sortie du Royaume-Uni de 
l'Union européenne, tout cela fait qu'il est très difficile 
d'être optimiste dans le contexte actuel, a dit un Reuters un 
grand banquier parisien. 
    Une fois n'est pas coutume, quelques-uns des principaux 
syndicats et le patronat ont fait entendre ces derniers jours 
une position commune, à quelques nuances près: tous se disent 
hostiles à la formation d'extrême droite. 
    Dans la foulée du premier tour, la CGT a appelé à "faire 
échec" au parti d'extrême droite et la CFDT a demandé à ses 
membres de "voter massivement" contre lui. 
 
 (Simon Carraud, avec Ingrid Melander, édité par Marc Joanny) 
 
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  • cavalair il y a 12 mois

    Les patrons ont totalement raisons, l'economie marche super bien, le chomage tombe, la croissance est bientot superieur a la chinoise, les gens sont heureux du guvernement de professionels que nous avons, la securite augmente , il ne faut surtout pas changer

  • milano12 il y a 12 mois

    en danger l avenir économique ? incroyable 5 millions de chômeurs 6 millions de pauvres 2200 milliards de dette on peut pas faire pire

  • mary2776 il y a 12 mois

    et vas y mimile tout le monde y va de son petit concert

  • mary2776 il y a 12 mois

    et vas y mimile tout le monde y va de son petit concert