REGIONALES-Bartolone maintient ses propos contre Pécresse

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    PARIS, 11 décembre (Reuters) - Claude Bartolone, candidat 
socialiste aux élections régionales en Ile-de-France, a déclaré 
vendredi qu'il ne retirait "rien" de ses attaques contre son 
adversaire de droite Valérie Pécresse, qualifiée d'avocate de 
"la race blanche". 
    La chef de file des listes Les Républicains-UDI-MoDem entend 
porter plainte pour "injure aggravée" après que le président de 
l'Assemblée l'a accusée dans L'Obs de tenir les "mêmes propos 
que le FN". 
    "Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly 
et la race blanche qu'elle défend en creux", dit-il. 
( ID:nL8N13Z15E ) 
    Valérie Pécresse, qui s'est classée en tête du premier tour 
en Ile-de-France le 6 décembre mais se prépare à un second tour 
serré dimanche avec Claude Bartolone dans une triangulaire avec 
le Front national, a demandé au Premier ministre Manuel Valls de 
condamner ces propos. 
    Invité d'iTELE jeudi soir et de France Inter vendredi matin, 
le Premier ministre s'est refusé à commenter ces déclarations et 
a défendu en Claude Bartolone "un grand républicain, (...) un 
homme d'Etat qui a décidé de s'engager pour cette région." 
    Au dernier jour de campagne avant le second tour des 
régionales, Manuel Valls devait vendredi matin apporter son 
soutien à Claude Bartolone lors d'un déplacement dans l'Essonne. 
    "Je n'ai rien à retirer", a déclaré Claude Bartolone 
vendredi sur iTELE, ajoutant ne pas avoir "le moindre regret". 
    "Il y a un certain nombre de responsables politiques à 
droite qui pour aller faire les poches à l'extrême droite, pour 
plumer la volaille Front national (...) distillent un certain 
nombre d'idées, de mots qui, pour un certain nombre d'esprits 
faibles, finissent par des débordements", a-t-il expliqué, 
affirmant notamment avoir été traité d'"élu mafieux". 
    "Quand il y a eu le problème (Patrick) Buisson, qui est 
celui qui a commencé à installer les idées du Front national 
dans le jardin de la droite républicaine, NKM (Nathalie 
Kosciusko-Morizet-NDLR) dénonçait Buisson, Pécresse le 
soutenait", a-t-il affirmé en évoquant l'ancien conseiller de 
Nicolas Sarkozy, théoricien de la "droitisation" de l'ex-UMP. 
    "Je la croyais conservatrice, je la découvre réactionnaire", 
a-t-il poursuivi en parlant de Valérie Pécresse, qu'il nomme "la 
candidate de Sarkozy". 
    Dans un entretien publié vendredi dans Le Figaro, le 
président des Républicains condamne des "attaques violentes et 
méprisantes". 
    "Claude Bartolone en est réduit aux outrances et donc à 
l'injure pour faire parler de lui. Il doit retirer ses propos 
injurieux et s'en excuser", déclare Nicolas Sarkozy. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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