Régionales 2015 - Corse : les nationalistes à l'épreuve des responsabilités

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Gilles Simeoni a mis fin au règne de Paul Giacobbi.
Gilles Simeoni a mis fin au règne de Paul Giacobbi.

Dans une région où le paysage politique était immuable depuis des décennies, avec une gauche enracinée en Haute-Corse et une droite en pôle position dans le Sud, la victoire nationaliste a renversé l'échiquier. En gagnant les élections, ils sont pour la première fois en situation d'exercer les responsabilités à la tête de la région. Le soir de leur victoire, face aux critiques de ses adversaires qui agitaient l'épouvantail de l'indépendance lors de la campagne pour déstabiliser les nationalistes, Gilles Simeoni, le leader autonomiste, avait prévenu : « Nous ne travaillerons pas seulement pour nos électeurs, mais pour l'ensemble des Corses. »

Il faut dire que l'entreprise est de taille pour la coalition qui a associé les autonomistes et les indépendantistes. D'autant que leur alliance de circonstance dissimule des divergences entre les deux courants, qui perdurent malgré l'abandon de la lutte armée par le FLNC en juin 2014, ce qui était le principal point d'achoppement entre les deux tendances.

Mettre en oeuvre la collectivité unique

Reste qu'avec 24 élus sur 51 et une majorité relative, les nationalistes devraient avoir le champ libre pour travailler. D'autant que l'opposition de gauche et de droite (23 sièges) est divisée sur la quasi-totalité des dossiers en cours, de l'instauration d'un statut de résident à la question des transports, en passant par celle de l'officialisation de la langue...

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