Régionales 2015 - Corse : la schizophrénie socialiste

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Emmanuelle de Gentili est conseillère exécutive de Corse.
Emmanuelle de Gentili est conseillère exécutive de Corse.

Il faut croire que le Parti socialiste a l'esprit large. C'est en tout cas l'impression qui domine sur l'île de Beauté, au moment même où le PS donne carte blanche à Emmanuelle de Gentili pour porter ses couleurs en vue de l'élection territoriale de décembre. Membre du bureau national du parti et secrétaire fédérale en Corse, la conseillère exécutive sortante a reçu en septembre l'investiture officielle de la rue de Solférino pour conduire sa liste La Corse qui ose. Une liste d'ouverture, tellement « ouverte » que les socialistes encartés se comptent sur les doigts de la main. Mais, surtout, une démarche d'inspiration « régionaliste », dont s'est réclamé la chef de file tout au long de la mandature qui vient de s'écouler, à rebours de la ligne du gouvernement socialiste au pouvoir. Allant même jusqu'à flirter avec la ligne rouge de la Constitution.

Ainsi la candidate investie a défendu au sein du Conseil exécutif de Corse, tout au long de ces cinq années, deux projets anticonstitutionnels adoptés par la majorité de l'assemblée territoriale - le statut de résident et la co-officialité de la langue corse ? qui ont fait l'objet d'un refus catégorique de la part du gouvernement socialiste.

Il est vrai que par le passé, les socialistes ont toujours été en première ligne pour faire progresser la cause corse sur le chemin de la décentralisation, à travers notamment les statuts particuliers successifs, sans jamais...

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