Reginald Mbu-Alidor : " À la maison, je n'ai qu'une chaîne française et c'est France 2"

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Depuis près de deux ans, Reginald Mbu-Alidor, 22 ans, évolue au JK Nõmme Kalju. À Tallinn, Estonie. Une destination presque aussi improbable que son prénom. Formé et surclassé au LOSC, le Parisien d'origine était pourtant promis à un bel avenir sous le maillot lillois. Un peu comme son compère de l'époque, un certain Lucas Digne. Sauf qu'après une brouille avec un coach et " un an et demi sans club ", le jeune milieu a pris ce qu'il a pu. Interview.

Comment tu présenterais le championnat estonien, alias eistriliiga ? Pourquoi voit-on tant de scores monstrueux en ce moment ? Ah, les raclées, c'est en Coupe, quand les meilleures équipes jouent contre des D2 ou des D3. En général, dans ce genre de matchs, Kalju fait jouer les réservistes ou les jeunes Je n'ai pas l'occasion d'y participer. En ce qui concerne le niveau global du championnat, je dirais qu'il est faible. Seules quatre ou cinq équipes peuvent rivaliser en haut du classement.
Y a du monde au stade ? Environ 500/600 spectateurs, même si c'est compliqué de faire une moyenne. À Kalju, on a un kop de trente supporters. C'est sûr que la ferveur manque. La seule fois où j'ai connu une grosse ambiance, c'était l'été dernier, en Ligue Europa, quand on s'est déplacés en Pologne, pour affronter le Lech Poznań. Quand j'étais plus jeune, les supporters en nombre avaient plus tendance à me troubler, mais ce jour-là, ça m'a chauffé à blanc. On s'est fait éliminer (1-0, 0-3), mais aucun regret : ils étaient supérieurs. Ce match retour en Pologne, c'est l'un des plus beaux souvenirs de ma carrière.
Justement, ce jeudi soir, Kalju (4e du championnat 2014, mais vainqueur de la Coupe d'Estonie) reçoit le FC Vaduz (Liechtenstein), là encore au deuxième tour retour de la C3. Vous avez perdu 3-1 à l'aller, en encaissant un but dans les dernières minutes, comment vois-tu la rencontre ? Cette fois-ci, je ne pourrai pas jouer, je me suis blessé lundi. Rien de grave, un petit pépin, mais c'est frustrant. Ça pourrait être le dernier match de Coupe d'Europe Vaduz évolue tout de même au sein du championnat suisse. De notre côté, il va falloir se découvrir et marquer au moins deux fois.
Tu évolues dans le championnat estonien depuis près de deux ans. Quel est ton parcours ? Je suis milieu défensif/relayeur, capable d'évoluer à gauche ou à droite. J'ai été formé à Lille. Pour moi, ça a été facile d'intégrer le club lillois, étant donné que je jouais au FC Le Bourget (Seine Saint-Denis), un club partenaire du LOSC, en région parisienne. Du coup, grâce à mes bonnes performances, j'ai intégré le centre de pré-formation à…



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