Regard raisonné sur l'animation

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« La Planète sauvage » (1973), de René Laloux.
« La Planète sauvage » (1973), de René Laloux.

l’historien médiéviste Xavier Kawa-Topor dresse, en deux ouvrages, un plaidoyer précieux et passionnant en faveur du dessin animé.

Ce n’est pas tous les jours que le dessin animé, genre réputé mineur y compris dans la religion cinéphilique, est élu objet de pensées. C’est le cas aujourd’hui grâce à Xavier Kawa-Topor, dont la légitimité se fonde sur les trois casquettes que, en vérité, et tant mieux pour lui, il ne porte pas sur la tête.

La première est son titre d’historien médiéviste, engagé dans une réflexion sur la production d’images. La deuxième est sa passion pour le cinéma d’animation, qui l’a conduit à s’impliquer professionnellement dans ce domaine de création, tant au Forum des images comme programmateur qu’à l’abbaye de Fontevraud où il a créé voici déjà dix ans un atelier de « nouvelles écritures pour le film d’animation ». La troisième est son homonymie avec Roland Topor – dessinateur et coscénariste du plus beau dessin animé français de tous les temps (La Planète sauvage, 1973) – laquelle relèverait selon son éditeur d’un pur hasard.

Deux livres précieux Cet homme offre en tout état de cause deux livres précieux. Le premier, Cinéma d’animation, au-delà du réel, est une vigoureuse et concise (moins de cent pages) profession de foi en faveur de cet art singulier. Ouvert sur une citation du réalisateur Marcel L’Herbier (« Le dessin, même animé, n’a rien qui l’apparente de près ou de loin au cinématographe, en tant qu’imprimerie de la vie. Il faut s’y résigner malgré qu’on en ait : il tourne résolument le dos au septième art »), l’opuscule ne cesse de réaffirmer, néanmoins, la légitimité du...

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