Regain de violence en Centrafrique, des milliers de civils fuient

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    DAKAR, 17 juin (Fondation Thomson Reuters) - Une nouvelle 
vague de violences en République centrafricaine a entraîné cette 
semaine la mort de plusieurs civils et le déplacement de 
milliers d'habitants vers les pays voisins, le Tchad et le 
Cameroun, a annoncé l'Onu vendredi.  
    La recrudescence des attaques et des représailles entre des 
groupes soutenus par les milices chrétiennes anti-balaka d'un 
côté, et des combattants musulmans de l'autre, a eu lieu à 
Ngaoundaye, une ville située à 500 km au nord de la capitale 
Bangui, selon la mission de maintien de la paix de l'Onu 
(Minusca). 
    La République centrafricaine est plongée dans le chaos 
depuis que les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, 
ont pris le pouvoir à Bangui en mars 2013. 
    Un cinquième de la population a dû quitter son domicile à 
cause des violences. Le pays, contrôlé par des chefs de guerre, 
est dans les faits divisé en deux. 
    Près de 500.000 Centrafricains sont partis vers les pays 
frontaliers comme le Tchad, le Cameroun ou la République 
démocratique du Congo, selon l'Office pour la coordination des 
affaires humanitaires de l'Onu (Ocha). Quelque 400.000 sont 
déplacés à l'intérieur du pays. 
    L'Ocha a ajouté que 2,3 millions de personnes, la moitié de 
la population, ont besoin en urgence d'une aide humanitaire, de 
plus en plus difficile à apporter. 
    "Cette escalade de la violence entraîne de nouveaux besoins 
humanitaires pour la République centrafricaine alors que 
l'insécurité rend le travail des bénévoles encore plus 
complexe", a déclaré dans un communiqué Michel Yao, coordinateur 
de la mission humanitaire dans le pays.  
    Médecins sans frontières (MSF) a dû suspendre ses opérations 
dans l'ouest du pays le mois dernier après la mort d'un de ses 
employés dans une embuscade.   
    Le nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, a été élu 
en mars avec pour mission de mettre fin à l'insécurité dans le 
pays.  
 
 (Kieran Guilbert; Laura Martin pour le service français, édité 
par Tangi Salaün) 
 
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