Regain d'optimisme confirmé pour les grandes entreprises

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LES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES MISENT DAVANTAGE SUR LA CROISSANCE ORGANIQUE
LES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES MISENT DAVANTAGE SUR LA CROISSANCE ORGANIQUE

PARIS (Reuters) - Les directeurs financiers des grandes entreprises françaises font aujourd'hui de la croissance organique leur principale priorité de préférence aux baisses de coûts, ce qui confirme le regain d'optimisme entrevu depuis l'automne, selon le baromètre d'opinion Deloitte des directeurs financiers publié jeudi.

Pour la première fois depuis que ce baromètre semestriel a été lancé, en septembre 2012, la croissance organique (67%, soit +17 points) supplante les baisses de coûts (51%, soit -7 points) comme axe stratégique constituant une "priorité forte" des entreprises.

Dans le même temps, les directeurs financiers sont plus confiants sur les perspectives de croissance de l'Europe (57%) comme de la France (17%) alors qu'ils n'étaient que 1% et 0% respectivement à l'être au printemps 2013.

Si la page de la crise semble ainsi se tourner, des sources d'inquiétude persistent, l'une des principales tenant au niveau élevé de l'euro. Ils sont également plus pessimistes sur l'évolution des marchés financiers à un horizon de six mois.

Les directeurs financiers sont d'autre part 91% à penser que la période de faible inflation actuelle est appelée à durer, ce qui conduira 70% d'entre eux à mettre en place une modération salariale.

Ils disent à 66% avoir réalisé les investissements qu'ils envisageaient il y a six mois et à 25% les avoir dépassés, essentiellement pour renforcer leur position compétitive dans la sortie de crise.

Ils sont en revanche peu convaincus par les mesures en faveur des baisses de charges, 16% d?entre eux seulement estimant que les baisses effectives ou annoncées influenceront leurs décisions d?investissement.

Enfin, une large majorité des directeurs financiers interrogés (80%) anticipe une augmentation des opérations de fusions-acquisitions en France au cours des six prochains mois. Par comparaison, ils étaient 48% à le penser en avril 2013 et 75% en septembre 2013.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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  • M9385839 le jeudi 15 mai 2014 à 20:14

    croissance organique lol....et ils anticipent + de fusions acquisitions ...pas tres logique ts cela....SANS OUBLIER LES 0 pointés de la france