Refus d'enterrer un bébé rom à Champlan : ce qui s'est exactement passé

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Refus d'enterrer un bébé rom à Champlan : ce qui s'est exactement passé
Refus d'enterrer un bébé rom à Champlan : ce qui s'est exactement passé

Un va-et-vient incessant d'avions, des lignes à haute tension à perte de vue, deux autoroutes qui encerclent la ville : jusqu'à présent, Champlan (Essonne) était connu pour son étiquette de « village le plus pollué d'Ile-de-France ». Mais depuis ce week-end, cette commune de 2 500 habitants a acquis une notoriété dont elle se serait bien passée : celle de la ville où la mairie refuse d'inhumer un bébé rom décédé dans la nuit de Noël à l'hôpital de Corbeil-Essonnes.

« Je suis déçu, choqué. Je vis ici depuis vingt-cinq ans et je ne me reconnais pas du tout dans cette décision », explique Franklin devant la boulangerie.

L'affaire a suscité la condamnation unanime de la classe politique. « Refuser la sépulture à un enfant en raison de son origine : une injure à sa mémoire, une injure à ce qu'est la France », a réagi Manuel Valls sur Twitter. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a annoncé hier soir qu'il allait lancer des investigations. « Ce refus est pitoyable, indéfendable, injustifiable », insiste de son côté Nathalie Kosciusko-Morizet. Pourtant la députée UMP de la 4e circonscription de l'Essonne, à laquelle Champlan appartient, connaît bien le maire DVD. C'est elle, alors ministre, qui avait proposé son nom pour la Légion d'honneur, qu'il a reçue en 2012. « Je ne m'explique pas ce qui lui a pris. »

Après vingt-quatre heures de polémique, le maire (DVD), Christian Leclerc (photo en médaillon), a tenté hier de s'expliquer et de faire amende honorable. « Je déplore l'erreur administrative subie par la famille endeuillée de Maria Francesca ainsi que les incompréhensions qui ont suivi, a écrit l'élu hier soir dans un communiqué. Je n'ai jamais refusé l'inhumation de l'enfant dans notre cimetière mais en ma qualité de maire je porte l'entière responsabilité des dysfonctionnements manifestes qui ont pu être commis dans l'instruction de la demande ...

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