Réfugiés syriens : Ban Ki-moon lance un appel à la solidarité

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 (Actualisé avec fin de la conférence, citations) 
    GENEVE, 30 mars (Reuters) - Le secrétaire général des 
Nations unies a appelé mercredi la communauté internationale à 
faire preuve de solidarité envers les Syriens chassés de leur 
pays par cinq années de guerre, à l'occasion d'une conférence 
organisée à Genève par le Haut-Commissariat pour les réfugiés 
(HCR). 
    "Aujourd'hui, je demande aux pays d'agir avec solidarité, au 
nom de notre humanité commune, en promettant des voies nouvelles 
et supplémentaires pour l'admission de réfugiés syriens", a 
déclaré Ban Ki-moon devant les représentants de 92 pays, 
d'organisations gouvernementales et non gouvernementales. 
    "Ces voies peuvent inclure la réinstallation ou l'admission 
à titre humanitaire, le regroupement familial, ainsi que des 
opportunités d'emploi ou d'étude. Des Etats ont promis plus de 
178.000 places, jusqu'à présent. Je vous invite à élargir ces 
engagements et je demande instamment à d'autres pays de s'y 
joindre", a-t-il ajouté.  
    A la fin de la conférence, Filippo Grandi, haut commissaire 
aux réfugiés, a annoncé que 6.000 places de plus avaient été 
promises. L'Union européenne a en outre proposé 54.000 places 
qui n'ont jamais été attribuées dans le cadre de son propre plan 
de répartition pour accueillir des réfugiés syriens actuellement 
en Turquie, a-t-il ajouté.  
    Déplorant l'issue des discussions, l'ONG Oxfam et le Conseil 
norvégien pour les réfugiés ont déploré "un déficit choquant de 
volonté politique et morale". 
    "Pratiquement aucun des Etats représentés n'a fait preuve de 
la générosité requise", ajoutent-ils.  
     Au total, le HCR compte relocaliser 480.000 réfugiés 
syriens, soit 10% du total, avant la fin 2018, mais reconnaît 
qu'il sera difficile de surmonter les craintes, attisées par 
l'intense débat politique suscité par la crise migratoire.  
    Ban Ki-moon s'est par ailleurs félicité du recul des combats 
en Syrie à la suite de négociations menées sous l'égide de l'Onu 
mais il a souligné que la fin du conflit était encore lointaine. 
    "Nous avons une cessation des hostilités, qui tient dans 
l'ensemble depuis plus d'un mois, mais les parties prenantes 
doivent la consolider et la transformer en cessez-le-feu, et au 
final arriver à une solution politique à travers le dialogue", 
a-t-il dit, ajoutant que son envoyé spécial pour la Syrie, 
Staffan de Mistura, faisait tout son possible pour faire 
progresser les négociations. 
 
 (Stéphanie Nebehay; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour 
le service français) 
 
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