Réfugiés : «pas question de piquer des HLM à ceux qui en ont besoin»

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Suite à une tribune qui posait la question de mobiliser une partie des 77.310 logements sociaux vacants afin d’acueillir les réfugiés, Marie-Arlette Carlotti (présidente du HCLPD) a tenu à nuancer ses propos.

L’accueil des réfugiés dans le parc social français ne se fera pas au détriment des 1,8 million de ménages en attente d’une HLM, puisque seuls des logements vacants depuis des mois, dans des zones à la démographie déclinante, pourront être mobilisés. Il y a deux jours, la présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD), Marie-Arlette Carlotti, proposait dans une tribune, de mobiliser une partie des «77.310 logements sociaux vacants afin d’accueillir les personnes réfugiées» en provenance de Syrie et d’Irak notamment. Cette proposition a été qualifiée de «révoltante», sur les réseaux sociaux, par le vice-président du FNFlorian Philippot, tandis que la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen affirmait que «les 77.000 logements réquisitionnés pour les migrants ne bénéficieront pas aux Français qui en ont besoin».

Mais «il n’est pas question de piquer des logements à des gens qui en ont besoin, il est hors de question de mettre en concurrence les réfugiés avec les plus pauvres, les mal-logés, les SDF», tranche Marie-Arlette Carlotti mercredi, dans un entretien avec l’AFP. «C’est une instrumentalisation de l’extrême droite qui est répugnante!», juge-t-elle. De même, à l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui chapeaute quelque 750 bailleurs sociaux, on ne cache pas son exaspération: «l’idée selon laquelle on attribuerait des logements à des réfugiés avant des demandeurs inscrits dans la liste des demandeurs est fausse: c’est un mensonge», déclare à l’AFP la secrétaire générale Marianne Louis.

«Il n’y a pas de demande HLM par les réfugiés: ça n’existe pas. Un réfugié ne peut pas faire de demande HLM», martèle-t-elle. En revanche, comme le souligne le secrétaire général du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées René Dutrey, il existe dans le parc HLM des logements disponibles, «qui ne trouvent pas preneurs, dans des secteurs où la demande est faible, souvent dans des petites ou moyennes villes, victimes de la désertification», telles que Châtellerault, Le Creusot ou Lamotte-Beuvron.

Des bailleurs volontaristes

Ainsi, si 77.310 logements sociaux sont vacants, alors même que 1,8 million de demandes de HLM ne sont pas pourvues en France, c’est que la demande, concentrée dans les grandes agglomérations pourvoyeuses d’emplois, ne rencontre pas cette offre, cantonnée dans des zones économiquement atones. «On ne peut pas envoyer une famille mal-logée qui a des attaches, un emploi et l’école des enfants à Paris, au fin fonds du Puy-de-Dôme juste parce qu’il y a de la place», résume M. Dutrey. Ces logements ne sont pas non plus forcément appropriés pour accueillir un SDF, lui aussi attaché à son environnement et dont le retour vers le logement classique nécessite plusieurs étapes et un accompagnement psychologique.

La vacance du parc HLM a des racines historiques: sa construction a accompagné l’industrialisation du pays, à partir des années 1950. Avec la fermeture d’usines et la perte de dynamisme économique de certains territoires, les bailleurs sociaux se retrouvent avec des immeubles en déshérence, surdimensionnés par rapport aux besoins locaux. Ainsi, sur les 4,4 millions de logements HLM, environ 4% sont aujourd’hui vides depuis plus de trois mois. Cette vacance a aussi des raisons techniques (projets de démolition, travaux).

Le ministère du Logement, mobilisé pour trouver les moyens d’accueillir 24.000 réfugiés en deux ans comme François Hollande s’y est engagé, confirme que les réfugiés dont la demande d’asile a été acceptée, «pourraient être logés dans des logements sociaux en zone détendue, inhabités depuis un certain temps». Volontaristes, les bailleurs sociaux ont proposé de «mettre ces appartements à disposition d’associations, qui elles, peuvent s’occuper de l’hébergement, de l’accueil et de l’accompagnement des réfugiés», précise Mme Louis.

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  • bali16 le jeudi 17 sept 2015 à 13:11

    Ils apportent rien à la France

  • sidelcr le jeudi 17 sept 2015 à 11:47

    Ben voyons , les parigots jouent les bons samaritains & envoient les problèmes chez les autres .Il doit il y avoir un tas de logements libres dans les beaux quartiers de Paris , Neuilly............................

  • M1945416 le jeudi 17 sept 2015 à 10:30

    a bourso qui supprime mes msg, je peux aussi supprimer mes avoirs

  • M1945416 le jeudi 17 sept 2015 à 10:07

    oui un moment donner, déménager ne suffira plus

  • M415325 le jeudi 17 sept 2015 à 10:03

    M194 ce n est pas un enfant ils en ont au moins trois ou quatre alors la secu l ecole les alloc les retraires attention GROS GROS DANGER

  • M415325 le jeudi 17 sept 2015 à 10:01

    vous rigolez ils vont le faire et les 1 million de foyer qui attendent l auront bien dans le C

  • M1945416 le jeudi 17 sept 2015 à 09:50

    le prix de leur bien immobilier a bien sur chuter aussi , bref que du bonheur

  • M1945416 le jeudi 17 sept 2015 à 09:39

    c'est pas le sujet

  • heimdal le jeudi 17 sept 2015 à 09:38

    Les foncs territoriaux coûtent une blinde à la collectivité et ne rendent pas du tout le service escompté .

  • M1945416 le jeudi 17 sept 2015 à 09:37

    quand au "temporaire" , laissez moi rire, déjà les illégaux sur notre territoire, on réussit pas a les expulser, suffit qu'ils aient en plus un enfant né ici , c'est foutu ..