Réfugiés : Merkel dit «nein» à la fermeture des frontières

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Réfugiés : Merkel dit «nein» à la fermeture des frontières
Réfugiés : Merkel dit «nein» à la fermeture des frontières

Angela Merkel tient bon sur la question des frontières. Dans un entretien publié ce samedi, à l"approche d'un congrès de son parti et d'un sommet européen où sa ligne est décriée, la chancelière allemande a défendu son refus de verrouiller les frontières allemandes face à l'afflux des migrants.

«Je travaille à une réduction du nombre (Ndlr : des migrants arrivant en Allemagne) mais c'est illusoire de croire que le problème des réfugiés peut être résolu à la frontière germano-autrichienne, a-t-elle confié au journal Augsburger Allgemeine. Les grands mouvements de réfugiés ne peuvent être résolus que par une coopération internationale.»

L'Allemagne a enregistré entre janvier et novembre près d'un million de personnes voulant demander l'asile.

Selon celle qui a été élue personnalité de l'année par le Time pour son «leadership moral», le flux de migrants doit être canalisé par une meilleure protection des frontières extérieures de l'Union européenne et par une coopération accrue avec la Turquie, d'où l'essentiel des Syriens fuyant la guerre se mettent en route vers l'Europe.

«Si je fixe une limite qui n'est pas respectée, alors je n'aurais pas tenu une promesse»

Un accord sur ces points, alors qu'un sommet européen est prévu jeudi et vendredi, ainsi qu'une résolution des conflits en Syrie et en Libye, sont essentiels selon elle pour préserver la liberté de circulation en Europe. «Nous estimons tous la libre circulation des personnes, des biens et des services. Et aucun pays en Europe n'en a besoin comme l'Allemagne. Mais elle ne peut fonctionner dans la durée que si les frontières extérieures de l'UE sont protégées», a-t-elle insisté.

Alors que nombre de voix en Europe et dans son parti jugent que sa politique d'accueil a déclenché un appel d'air durant l'été et provoqué l'afflux de centaines de milliers de migrants, Angela Merkel a réaffirmé que vouloir artificiellement ...

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