Réfugiés : le sabordage européen

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Des réfugiés à la frontière entre la Grèce et la Macédoine.
Des réfugiés à la frontière entre la Grèce et la Macédoine.

À Bruxelles, ce mardi, le réveil est amer pour plusieurs responsables européens. La veille, lors du conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur, les pressions diplomatiques n'ont pas suffi à faire plier les lignes hongroise, slovaque ou tchèque, pays farouchement opposés à la mise en place d'un plan d'urgence de répartition des 120 000 nouveaux demandeurs d'asile arrivés en Grèce, en Italie et en Hongrie le mois dernier. La stratégie franco-allemande a échoué. Le Français Bernard Cazeneuve et l'Allemand Thomas de Maizière se sont pourtant tenus côte à côte, obligeant la Hongrie, l'Italie, la Grèce, la Commission et le Luxembourg à se réunir en format réduit pour trouver une position commune, avant la réunion à 28. « Personne n'a sorti sa kalachnikov », a affirmé une source diplomatique à l'issue de la réunion, avec une sorte d'optimisme. Mais les pays de Visegrad, du nom de la ville danubienne qui vit les rois de Bohême, de Pologne et de Hongrie signer une alliance en 1335, ont préféré faire front commun pour appeler à une réunion des chefs d'État, plus à même de décider, selon eux. « La Hongrie a fait le tour des salles des délégations pour appeler à un Conseil européen », affirme ainsi une source européenne. La Pologne, autre pays de Visegrad, se serait quant à elle quelque peu distanciée de ses collègues, acceptant l'idée d'un accord de principe, sans jamais toutefois l'affirmer haut et fort.

Une pilule...

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