Réfugiés-La France veut régler dès mardi les sujets de tension

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(Actualisé avec François Hollande) TANGER, Maroc, 20 septembre (Reuters) - La France veut que les principaux sujets de tension sur la crise des migrants soient réglés par les ministres de l'Intérieur européens mardi, a déclaré François Hollande dimanche. Une source proche du chef de l'Etat avait auparavant expliqué que les chefs d'Etat et de gouvernement pourraient ainsi n'avoir à régler mercredi que les questions de financement. Des discussions ont lieu actuellement entre les ambassadeurs des pays européens pour aboutir à un texte préparatoire pour les ministres de l'Intérieur, avait-on précisé, en marge de la visite du président français au Maroc. "Je souhaite vivement que ces questions puissent être autant qu'il est possible réglées par le conseil des ministres et que tout ne soit pas renvoyé au conseil européen", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse à Tanger. La question la plus épineuse est celle de savoir si la répartition des 120.000 réfugiés supplémentaires proposée par l'Europe sera obligatoire ou non, certains pays s'opposant farouchement à tout mécanisme contraignant. François Hollande a semblé ne plus faire du caractère obligatoire une question de principe, tout en prévenant que tous les pays européens devraient prendre part à l'effort. "Nous veillerons (...) à ce que le mécanisme soit effectif quelles que soient ses modalités et que les engagements puissent être tenus", a-t-il dit. "Cette répartition doit être de tous les pays européens, aucun ne peut s'exonérer, ou alors nous n'appartenons plus au même ensemble fondé sur des valeurs et des principes", a-t-il ajouté. L'objectif est de régler également au niveau des ministres la question de la construction effective des "hotspots", ces centres d'accueil et de tri des migrants, et leur fonctionnement, ainsi que la façon d'aider la Turquie et les pays du Proche-Orient accueillant des réfugiés. Faire fonctionner ces futurs hotspots, "ça suppose beaucoup de moyens", a dit François Hollande, car il faudra aussi prévoir la façon de raccompagner les migrants qui ne peuvent prétendre au droit d'asile en Europe. La mise en place des hotspots, "pour la France, c'est l'objectif premier, c'est la condition de tout", a-t-il ajouté. Pour aider les pays connaissant un afflux de réfugiés, "il faudra consacrer beaucoup plus de ressources au Haut commissariat aux réfugiés et à l'aide directe à ces pays : Jordanie, Liban, Turquie", a déclaré François Hollande. (Jean-Baptiste Vey)

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