Réfugiés-L'asile "ne se découpe pas", répond Valls à Sarkozy

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(Actualisé avec Valls) PARIS, 10 septembre (Reuters) - Le droit d'asile est indivisible et il n'est pas question de "faire du tri", a rappelé jeudi le Premier ministre, Manuel Valls, en réaction aux proposition de Nicolas Sarkozy pour une nouvelle politique migratoire et en matière d'accueil. Dans Le Figaro, l'ex-chef de l'Etat dit souhaiter la création d'un statut de réfugié de guerre, distinct du droit d'asile, pour ceux "qui sont obligés de fuir provisoirement leurs pays en voie de désintégration" et qui "ont vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie". ID:nL5N11F48Q Le président du principal parti d'opposition prône aussi une nouvelle négociation des accords de Schengen, jugeant qu'ils ne "fonctionnent plus" et propose de suspendre provisoirement la libre circulation des ressortissants non européens au sein de l'espace Schengen. "Le droit d'asile ne se découpe pas en tranches", a répondu Manuel Valls en marge d'un séminaire réunissant le gouvernement français et l'exécutif palestinien. "Nous accueillerons les réfugiés, les demandeurs d'asile qu'ils soient chrétiens, musulmans, sunnites, chiites, yézidis. Ne rentrons pas dans un débat sur un tri, mot terrible ( ...) On ne peut pas être généreux à moitié", a-t-il ajouté. "Nous sommes face à un défi considérable (...) et ce défi considérable mérite que chacun soit à la hauteur du moment." Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait estimé qu'il ne fallait pas "jouer" avec les concepts. "Les réfugiés ont un statut, il est un et indivisible. Ils sont accueillis parce qu'ils sont persécutés, il y a des critères extrêmement précis", avait-il dit lors d'un déplacement à Marseille. "Il doit y avoir des contrôles aux frontières de l'Union européenne, mais on ne peut pas jouer comme ça avec les concepts", avait-il ajouté au sujet de propositions qui ont suscité d'autres critiques à gauche. Le commissaire européen Pierre Moscovici a notamment estimé sur RTL qu'il était inutile "d'inventer" de nouveaux statuts pour les réfugiés. "La réponse (à la crise migratoire actuelle, NDLR) doit être européenne, la réponse ne doit pas être une réponse de fermeture des frontières, une réponse xénophobe, une réponse nationaliste", a-t-il dit. "Il n'y a pas besoin d'inventer des statuts. Les gens qui viennent sur notre territoire n'ont pas forcément vocation à y rester pour toujours mais il faut quand même un peu plus de flexibilité que ça. Et j'avoue avoir plus peut-être d'admiration pour ce que dit (la chancelière allemande, NDLR) madame Merkel", a-t-il ajouté, précisant que les accords de Schengen ne seront pas "remis en cause" mais "peuvent toujours être adaptés". (Elizabeth Pineau, avec Grégory Blachier, Chine Labbé et Jean-François Rosnoblet à Marseille, édité par Yves Clarisse)

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  • M6445098 le jeudi 10 sept 2015 à 18:12

    nos mosquées seront vos emplois. merci aux dirigeants européens de collaborer activement à l'islamisation de l'Europe, c'est dans votre intérêt. les mécréants sont foutus. Allahu akbar!

  • kurki le jeudi 10 sept 2015 à 17:47

    L'asile ne se découpe pas ! C'est bien vrai, il faut y mettre toute l'équipe du gvt, en bloc !

  • Pathor le jeudi 10 sept 2015 à 13:10

    Combien de temps encore allons-nous supporter ces euro technocrates de Bruxelles et ces politiciens de tous bords qui livrent l’Europe à l’islamisation et se couchent devant Washington, cette oligarchie politico financière à la tête des usa qui pour conserver son hégémonie a déstabiliser tout le moyen orient, et instauré une guerre froide entre la Russie et l’Europe.