Réfugiés-Bruxelles à la recherche d'un compromis sur les quotas

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(Mastic para 3) * La Commission prête à renoncer aux quotas obligatoires * Paris et Berlin moins favorisés par le nouveau système * Compromis possible sur le volet financier par Francesco Guarascio BRUXELLES, 16 septembre (Reuters) - Les autorités européennes sont prêtes à renoncer à l'idée d'un système obligatoire de répartition de 120.000 demandeurs d'asile en faveur d'un système de répartition sur la base du volontariat, solution favorisée par les pays de l'Est de l'Europe, apprend-on mercredi de source autorisée. Cette proposition est apparue après l'échec lundi de la réunion des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne (UE). Ils n'ont réussi à se mettre d'accord, à la simple majorité, que sur la nécessité de se répartir un total de 120.000 migrants supplémentaires, comme le souhaitait la Commission européenne, mais pas sur leur relocalisation pays par pays. "Le système obligatoire n'est plus une option", a déclaré un responsable de la Commission. "L'important est de conserver le chiffre de 120.000", a-t-il ajouté. Le nouveau plan de la Commission européenne ferait que la France et l'Allemagne se retrouveraient avec un nombre de réfugiés plus important que dans le cadre des quotas obligatoires. Les ministres de l'Intérieur de l'UE doivent à nouveau se réunir le 22 septembre. La chancelière allemande Angela Merkel souhaite, elle, un Conseil européen extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. "Notre objectif est de préserver l'unité de l'Europe", a déclaré mercredi le commissaire européen aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos à Bruxelles. La Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, la Roumanie et la Pologne sont les principaux opposants aux quotas obligatoires. Ces pays font valoir que ces quotas vont attirer encore plus de migrants vers l'Europe et que le poids du flux migratoire risque de perturber le bon fonctionnement de leurs sociétés. COMPROMIS La Hongrie est particulièrement opposée au système même si elle est susceptible d'en bénéficier, les quotas devant en principe lui permettre d'envoyer des demandeurs d'asile vers d'autres Etats européens. "Si la Hongrie ne peut pas participer, nous pouvons redistribuer les demandeurs d'asile (...)", a déclaré un responsable de la Commission. "Il n'y a assurément pas de pénurie de réfugiés en Europe pour le moment." Autre domaine où un compromis peut être trouvé : des sanctions financières pourraient être instaurées pour les pays qui ne veulent pas accueillir leur quotas de réfugiés. Le plan proposé à l'origine par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker prévoit des pénalités pouvant aller jusqu'à 0,002% du produit intérieur brut (PIB) du pays pour les pays qui ne souhaitent pas participer. Pour un pays comme la Pologne, l'amende représenterait moins de dix millions d'euros. Une proposition de l'Allemagne fait référence à une baisse des aides de l'UE se chiffrant en milliards de dollars. "Il doit y avoir un moyen terme entre la très faible sanction financière proposée par la Commission et la suspension des fonds européens suggérée par l'Allemagne", a déclaré un diplomate de l'UE. Si aucun accord n'est en vue à la réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur mardi prochain, le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l'UE, pourrait demander un vote pour obliger les pays à accepter les quotas. Un vote à la majorité, plutôt qu'à l'unanimité, "est possible d'un point de vue juridique, mais contre-productif sur le plan politique", estime un responsable de l'UE. "En outre, nous ne pouvons envoyer les demandeurs d'asile dans un endroit où ils ne sont pas les bienvenus." (Danielle Rouquié pour le service français)

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  • heimdal le jeudi 17 sept 2015 à 06:54

    L'UE coûte déjà une blinde à tous les contribuables qui paient l'impôt .Les chiffres sont introuvables mais on peut estimer ce coût à plus de 100 euros/mois par contribuable imposé en moyenne .Environ 60 milliards d'euros pour la France .Du délire total !

  • a.gim le mercredi 16 sept 2015 à 23:41

    La France n'est plus libre de ses choix de vie,vivement 2017 et Marine.

  • nayara10 le mercredi 16 sept 2015 à 23:25

    Ils sont déjà la .Trop tard ..Combien cela va me coûter comme Taxes et Impôts nouveaux .???.