Réformes de la politique familiale : qui y gagne et qui y perd

le
0
Réformes de la politique familiale : qui y gagne et qui y perd
Réformes de la politique familiale : qui y gagne et qui y perd

Les réformes de la politique familiale mises en œuvre en 2014 et programmées cette année devraient entraîner d'ici 2018 une perte de revenus pour 3,2 millions de familles, tandis que près de 2,1 millions de familles plus pauvres seront gagnantes. «L'e-ssentiel», la publication mensuelle de la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf), a évalué «les effets redistributifs des réformes récentes», en fin de montée des charges.

Une économie de 860 millions d'euros pour l'Etat.  Plusieurs mesures conduisent à réduire l'aide versée aux familles les plus aisées (abaissement du quotient familial, modulation des allocations familiales à partir du 1er juillet ...). D'autres visent à accroître les transferts vers les familles les plus vulnérables (complément familial pour familles nombreuses majoré, revalorisation de l'allocation de soutien familial destinée aux familles monoparentales ...), rappelle cette publication. Au total, en France métropolitaine, ces réformes génèreraient pour l'État une économie de 860 millions d'euros.

Une perte pour 3,2 millions de familles. Environ 3,2 millions de familles verraient leur revenu disponible diminuer en moyenne de 67 euros par mois, selon les estimations de l'étude. La moitié de ces familles appartiennent aux trois plus hauts déciles de niveau de vie (supérieur à 2.130 euros par mois), qui concentrent 86% des pertes financières totales. Pour les 20% des familles les plus riches, la perte moyenne serait de l'ordre de 129 euros par mois. En raison des réformes de la prestation d'accueil du jeune enfant (non-revalorisation de l'allocation de base et de la prime à la naissance), des ménages plus modestes verront également leur revenu diminuer, puisque 16% des familles perdantes appartiendraient aux trois déciles de niveau de vie les plus bas. Cependant, leur perte moyenne ne serait que de 17 euros par mois.

Un gain pour 2,1 millions de familles. A l'inverse, près de 2,1 millions ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant