Réformer ou révolutionner la FIFA ?

le
0
Réformer ou révolutionner la FIFA ?
Réformer ou révolutionner la FIFA ?

Sepp Blatter s'en va. Cependant davantage qu'une question de personne, c'est bel et bien le fameux " système " qui se retrouve sur la scellette. S'il s'avère plus facile d'épingler le mauvais élève que de changer d'école, il existe pourtant des remèdes assez basiques à appliquer, pour soigner, tout du moins rétablir, cet "homme malade du football " qu'est devenu la FIFA. Cela ne serait certainement pas une " Nuit du 4 août " avec abolition des privilèges à la clé, mais à défaut d'une révolution, on se contenterait bien d'un léger vent de réformes, une petite brise même

Modifier le mode d'attribution des Coupes du Monde

Le serpent de mer et le nerf de la guerre. Abreuvant très largement les caisses bien remplies de la FIFA, le Mondial attire toutes les convoitises et attise les enjeux géostratégiques, entre soft power (le Qatar) et renaissance impériale (la Russie). L'attribution de la Coupe du monde ouvre donc forcément la porte et les bras à toutes les variantes de corruption ou plus pudiquement dit, d'achat ou de vente (trafic ?) d'influence (ou de vote). Après avoir été réservé au collège restreint du comité exécutif – le Président, huit vice-présidents et quinze membres choisis par les Confédérations et Associations -, la désignation de l'heureux pays hôte avait été élargi, voici deux ans, à tout le congrès, soit 209 électeurs égaux en droit. Une manière d'essayer de calmer l'opinion publique, échaudée par le Qatar 2022 et la Russie 2018, avec cette prétendue dose supplémentaire de " démocratie " à la sauce " suffrage universel " - tout en contentant ceux qui devaient se sentir quelque peu oubliés dans les jeux de couloirs et autres passages d'enveloppes en dessous de table. Blatter savait bien communiquer et respecter les équilibres internes délicats de la grande famille du football. Pour sortir de cette situation ubuesque, il faudra bien commencer par admettre qu'il s'agit d'abord d'un problème pratique qui devrait être traité par des techniciens jugeant des dossiers sur pièces avec un vote d'approbation (ou de refus) du congrès pour le " contrôle populaire ". Ou alors décider tout bêtement, qu'à tour de rôle, chaque confédération devra prendre en charge une Coupe du monde et que c'est au sein de ces dernières qu'emergera le meilleur candidat, validé en fin de course, ou non, par la Comité exécutif. Des magouilles persisteront peut-être, mais à tour de rôle. Après tout, pour les Grecs, la forme supérieure de démocratie reposait dans le tirage au sort

Vote et poids des voix

Le 29 mai 2015, pas moins de 209 présidents de fédérations étaient appelés à élire le président de la FIFA. La démocratie dans toute sa splendeur ? Pas vraiment. C'est même tout le contraire. En pensant le système "une voix égale par pays", Havelange a mis entre ses mains un instrument capable de lui assurer une longévité sans limites. De manière légale (en aidant les petits pays à développer "leur" football) ou pas (en…

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant