Réforme territoriale : Les Bretons pour la "réunification", contre la fusion

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La statue d'Anne de Bretagne, morte il y a 500 ans, face aux chateaux des Ducs de Bretagne à Nantes.
La statue d'Anne de Bretagne, morte il y a 500 ans, face aux chateaux des Ducs de Bretagne à Nantes.

Alors que la perspective d'une fusion des cinq départements de la région Pays de Loire (1) avec la Bretagne s'éloigne dans le débat sur la réforme territoriale, élus et responsables économiques de la péninsule armoricaine ne jurent toujours que par un seul credo : le retour de "la Bretagne historique". À savoir le rattachement de Nantes et du seul département de Loire-Atlantique aux quatre départements bretons actuels (2). Même si les députés socialistes bretons se résoudraient, faute de mieux et par loyauté envers l'actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian - qui s'est pourtant lui-même déclaré à plusieurs reprises favorable à une Bretagne à cinq départements - au statu quo. Dès le mois de juin, son successeur à la tête du conseil régional, le socialiste Pierrick Massiot, n'avait pas de mots assez durs pour fustiger une éventuelle fusion des deux régions. "À qui veut-on faire croire que pour être mieux armés, il faudrait diluer notre identité ?" s'enflammait-il dans une lettre ouverte à ses administrés. "Serions-nous assez fous, quand certains dépensent des sommes faramineuses pour se forger une identité artificielle, pour renoncer à celle, bien vivante, qui nous vient de l'histoire et qu'ensemble nous forgeons au quotidien ?" poursuivait-il, défendant l'idée d'une Bretagne "unifiée avec la Loire-Atlantique, forte de 4,5 millions d'habitants", qui aurait "toute sa place dans le concert des régions européennes et même...

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