Réforme pénale : c'est parti pour la grand-messe de la justice

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La ministre de la Justice Christiane Taubira.
La ministre de la Justice Christiane Taubira.

Dominique Raimbourg, rapporteur PS de la réforme pénale à l'Assemblée nationale, le dit lui-même : "Je prends des risques." En effet, par voie d'amendement, les parlementaires sont en train de retricoter certaines mesures dont Manuel Valls avait obtenu le retrait il y a près d'un an. À l'été 2013, celui qui était ministre de l'Intérieur avait manifesté son désaccord avec le projet de loi relatif à la lutte contre la récidive concocté par la ministre de la Justice. Baptisé réforme pénale, le texte n'avait dès lors jamais cessé de susciter la polémique. Mardi matin, après plusieurs reports, le projet de loi va enfin passer en commission des Lois, avant d'être examiné la semaine prochaine en procédure accélérée au Parlement.

Au lendemain d'une défaite cinglante du PS aux européennes, les députés UMP Georges Fenech et Yannick Moreau ont une nouvelle fois réclamé l'abandon de la réforme. "Le désaveu sans appel exprimé par les Français" oblige le gouvernement à retirer de l'ordre du jour ce texte aux "orientations laxistes", martèle Georges Fenech. Dans ce climat extrêmement tendu, "chacun accuse l'autre des maux de la politique pénale", explique le député Raimbourg. Et quelques amendements, que le rapporteur espère voir adoptés en commission, pourraient venir ajouter de l'huile sur le feu. L'objectif affiché par les socialistes est toujours le même : faire de la réforme pénale un texte "cohérent" et plus ambitieux que ce...

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