Réforme fiscale : première étape «avant l'été 2014»

le
3
Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi soir sur TF1 que la «remise à plat fiscale» est lancée. «Il n'y a pas de temps à perdre», a-t-il jugé.

À ceux qui pensaient que la «remise à plat fiscale» promise mi-novembre par Jean-Marc Ayrault était déjà enterrée, le premier ministre a répondu, hier soir sur TF1, par un tonitruant «aujourd'hui, le chantier est lancé». Le chef du gouvernement avait en effet réuni un peu plus tôt à déjeuner le comité de pilotage de la réforme fiscale à venir dont «une première étape» trouvera sa traduction dans «la loi de finances 2015». Soit «avant l'été 2014». D'ici là, cet aréopage de ministres (Moscovici, Cazeneuve, Sapin, Touraine, Lebranchu et Vidalies) et de rapporteurs du budget (Eckert et Marc) se réunira «tous les quinze jours pour que cette réforme soit mise en ½uvre» et faire le point sur l'avancée des chantiers lancés: sur la fiscalité des ménages, les prélèvements pesant sur les entreprises et le financement de la protection sociale. «Il n'y a pas de temps à perdre», a-t-il jugé.

Et pour cause. Jean-Marc Ayrault a justifié sa promesse - formulée il y a un an, et non tenue, que neuf foyers fiscaux sur dix ne seraient pas touchés en 2013 par les hausses d'impôts - par un «système» fiscal «tellement complexe que les Français n'y comprennent plus rien». Et parce que «20% de nos règles changent chaque année». Bref, par l'instabilité et la complexité des impôts. Aussi Jean-Marc Ayrault, sans dévoiler les mesures qui pourraient être retenues - comme sur une fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG, dossier «trop technique» pour être abordé sur TF1 -, a-t-il rappelé ses objectifs en matière fiscale: «Stabilité, simplicité et justice.»

Quant à savoir si les impôts baisseront au bout du bout, le premier ministre s'en est tiré par une pirouette sur la nécessaire baisse des dépenses publiques et la responsabilité... du précédent chef de l'État. «Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy la dépense a augmenté de 4 points par an et les services publics ne fonctionnent pas mieux aujourd'hui, même moins bien», a-t-il accusé. C'est pourquoi le premier ministre promet de «poursuivre le travail d'économies» lancé fin 2012. Soit 15 milliards d'euros de baisse de dépenses par an.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nayara10 le dimanche 29 déc 2013 à 11:26

    Des malades ce gouvernement ....

  • juillia3 le dimanche 22 déc 2013 à 10:26

    on va encore payer plus comme a chaque reforme diminuer les impots et reduire les depenses et surtout celle de nos dirigents et patron voila le travail a accomplir mais avec ce gourvernement ca va etre l inverse

  • pichou59 le vendredi 20 déc 2013 à 10:24

    il ne faut pas laisser faire ce type il enfonce la France???????