Réforme fiscale d'Ayrault : le jour où Hollande a tué le big bang

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Réforme fiscale d'Ayrault : le jour où Hollande a tué le big bang
Réforme fiscale d'Ayrault : le jour où Hollande a tué le big bang

La malédiction du vendredi 13 ? Pour le Premier ministre, les dernières heures ont dû avoir un goût amer. Recadré par le président sur le sulfureux rapport sur l'intégration imprudemment laissé sur le site web de Matignon, Jean-Marc Ayrault a également vu son big-bang fiscal réduit comme peau de chagrin par le chef de l'Etat. La réforme fiscale oui, mais à mes conditions, lui a en substance signifié François Hollande à 8.500 km de Paris. En visite au Brésil et en Guyane depuis jeudi, ce dernier a en effet balisé le terrain sur ce dossier explosif, mettant d'avance son veto à certaines pistes. Un signe supplémentaire qu'il n'est pas totalement à l'aise avec le chambardement lancé par Ayrault le 18 novembre pour prolonger son bail rue de Varenne, menacé d'interruption après l'affaire Leonarda. Car Hollande, à ce moment-là, a beaucoup consulté, y compris pour Matignon.

Première condition posée par le président : la grande réforme des impôts ne pourra pas concerner les mesures fiscales mises en ?uvre depuis 2012. Jeudi, à Brasilia, il a ainsi confirmé à des patrons que le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et le Crédit d'impôt recherche (CIR) ne seraient pas modifiés, au nom de la « stabilité ». Vendredi, il ajoutait à cette liste les modifications apportées depuis son élection à l'impôt sur le revenu, à l'impôt sur la fortune et au régime des successions, ainsi que la taxe à 75%, la contribution écologique, les mesures sur les revenus du capital et plus-values immobilières. De quoi réduire considérablement le champ de la « remise à plat », expression qu'on préfère à l'Elysée. « Tout ce qu'on a fait depuis 2012 est sanctuarisé. On ne va pas défaire ou refaire tout ce qu'on a fait », justifie Hollande, qui avait décrété fin août une « pause fiscale ».

Du ménage sur les niches fiscales, un élargissement de l'assiette de la CSG

Que reste-t-il, dès lors, à réformer ? Là encore, ...

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  • M9244933 le samedi 14 déc 2013 à 14:25

    Faudrait peut-être qu'ils se parlent avant de balancer n'importe quoi. Ils arriveraient à couler une baraque de pizzas. Malheureusement on parle de la France.

  • frk987 le samedi 14 déc 2013 à 11:12

    Excellente analyse Knbskin, le couple infernal Mitterrand-Rocard (que je détestait) avait une autre allure que ces deux guenilles. L'un petit prof miteux et l'autre avec le charisme d'une huitre avec un QI de dé.bile profond enraciné dans une idéologie hors d'âge.

  • JOG58 le samedi 14 déc 2013 à 11:04

    quelle bande de pantins, Porcinet veut faire croire qu'il (un peu) d'autorité...mais il est risible comme tout le reste de l'executif. Ou va-t-on ? dans le mur c'est sûr.

  • M4841131 le samedi 14 déc 2013 à 10:55

    bref, 2 bur.nes

  • knbskin le samedi 14 déc 2013 à 10:16

    Ben janaliz (Bonjour !) Pépère est un "tueur" au sens mitterrandien : il "lamine" n'importe quel individu qui propose quelque chose par son "pouvoir de nuisance" théorisé par Mitterrand, l'immobilisme. C'est comme cela que Mitterrand avait tué Rocard. Aujourd'hui, le scénario est le même, avec deux protagonistes qui ont nettement moins d'envergure, c'est tout ! :-D

  • janaliz le samedi 14 déc 2013 à 10:10

    C'est vraiment un tueur !!!???...!!!???... Just a laughing bag...

  • JODHY le samedi 14 déc 2013 à 09:19

    c'est vraiment n'importe quoi ce gouvernement ou plutot ce non gouvernement