Réforme du Vatican : le pape François mis en minorité

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Le pape François lors du consistoire qui a précédé la nomination de nouveaux cardinaux, le 15 février au Portugal.
Le pape François lors du consistoire qui a précédé la nomination de nouveaux cardinaux, le 15 février au Portugal.

La réforme de la curie romaine est "la mère de toutes les réformes" promises par Jorge Bergoglio lors de la campagne électorale qui l'a conduit sur le trône de Pierre. Mais, deux ans après son élection, le pape François, adulé par les foules mais impopulaire parmi les princes de l'Église, a du mal à la traduire dans les faits. Consacré à ce thème, le consistoire auquel ont participé 165 cardinaux, précédé par un séminaire de trois jours du "conseil de la couronne" - un directoire de neuf cardinaux proches du souverain pontife -, n'a pas permis de faire de grandes avancées.

"Alzheimer spirituel", "exhibitionnisme mondain", "courtisanerie", "accumulation de biens" : le 22 décembre dernier, en citant les "15 maladies de la curie", le pape François avait dressé un tableau implacable du gouvernement central de l'Église. Selon ce dernier, les membres de la curie se servent de l'Église pour asseoir leur pouvoir et mener leurs carrières personnelles. La finalité de sa réforme tend donc à inverser la vapeur : c'est désormais la curie qui doit se mettre au service du pape et de l'Église universelle.

Plus facile à dire qu'à faire. Le consistoire a indiqué des projets davantage destinés à modifier la forme administrative de la curie que le fond de son fonctionnement. Ainsi, deux congrégations (l'équivalent de nos ministères) devraient regrouper une petite douzaine de conseils pontificaux (l'équivalent de nos secrétariats d'État) existant...

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