Réforme du RSA : Martin Hirsch appelle à en corriger les «malfaçons»

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Réforme du RSA : Martin Hirsch appelle à en corriger les «malfaçons»
Réforme du RSA : Martin Hirsch appelle à en corriger les «malfaçons»

Cinq ans après sa création, le Revenu de solidarité active (RSA) reste complexe et encore méconnu. La moitié des personnes qui y auraient droit ne le demandent pas, et sa réforme, promise, tarde à se concrétiser. Son initiateur Martin Hirsch, aujourd'hui directeur de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), estime ce vendredi qu'il faut corriger les «malfaçons» de cette prestation, selon lui imposées dès l'origine par crainte d'une trop grande demande.

«Quand on l'a créé, la hantise de mes interlocuteurs - gouvernement et parlementaires - était : "Nous allons être débordés par la demande. Voilà pourquoi il faut mettre des verrous, voilà pourquoi il faut le rendre compliqué», explique Martin Hirsch, qui était alors Haut commissaire aux solidarités actives, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Le RSA était né d'un rapport qu'il avait rédigé en 2005, «dans lequel une seule prestation englobait le RSA, la Prime pour l'Emploi et éventuellement les aides au logement, avec un grand souci de simplification». Mais cela a été écarté. «Depuis lors, jamais personne n'a voulu en tirer les leçons ni le simplifier», malgré plusieurs rapports parlementaires en ce sens, regrette-t-il.

Le flop du RSA pour les travailleurs pauvres

Le 1er juin 2009, le RSA «socle» a remplacé le Revenu minimum d'insertion (RMI) pour les personnes sans ressources. Or, quelque 35% des personnes qui pourraient en bénéficier ne le demandent pas.

Par ailleurs, il existe un RSA «activité» qui fournit un complément de revenus aux travailleurs pauvres, afin d'inciter à la reprise d'activité. Quelque 68% des bénéficiaires potentiels ne le demandent pas, en raison notamment de la méconnaissance du dispositif et de sa complexité.

Les montants varient en fonction de la composition et des ressources du foyer. Une personne seule touche actuellement 499,31 euros par mois si elle est sans travail, et peut prétendre au RSA ...

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  • fignar le lundi 2 juin 2014 à 20:29

    De toute façon je n'ai plus les moyens d'employer un artisan à 45€ de l'heure .

  • fignar le lundi 2 juin 2014 à 20:27

    je paye 500€ par an pour financer le RSA.Cet argent je le donne sans contrepartie à une personne qui le reçoit sans contrepartie non plus.Je ne suis pas content car c'est du pouvoir d'achat que l'on m'enlève et le bénéficiaire n'est pas content non plus car il est au chômage. Il faut rétablir d'urgence les aides pour emploi à domicile et qu'en échange de ces 500 euros j'ai un chomeur qui vienne me donner un coup de main à la maison .

  • serpreau le samedi 31 mai 2014 à 18:29

    Un stagiaire qui se léve lui tous les matins pour aller bosser ne touche que 436€ par mois. Chercher l'erreur????

  • ceriz le samedi 31 mai 2014 à 14:07

    des assistés que la classe moyenne doit encore supporter ! c dingue!

  • M5918992 le samedi 31 mai 2014 à 12:38

    Une Idée très simple : "la supprimer avec la taxe qui va avec" ainsi que tous les autres aventages en contre partie diminuer les impots et tout le monde s'y retrouvera !!!

  • heimdal le samedi 31 mai 2014 à 10:09

    Martin Hirsch :un fossoyeur de la classe moyenne .

  • 123car le samedi 31 mai 2014 à 08:42

    Avec quel argent ? Et pour qui ? les etrangers et profiteurs d'origine etrangeres ?